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Jean Charest se montre déçu et inquiet du lourd bilan routier

Presse Canadienne Article mis en ligne le 2 août 2008 à 23:00
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SHERBROOKE - Le lourd bilan routier du long congé de la construction force le gouvernement à revoir son approche, en matière de sécurité routière.
Le premier ministre Jean Charest promet de s'entretenir avec la ministre des Transports, Julie Boulet, pour voir la possibilité d'examiner d'autres avenues d'intervention que celles privilégiées jusqu'à maintenant, pour amener les conducteurs québécois à être plus prudents sur les routes.
Les Québécois ont un "problème de culture" lorsqu'ils sont derrière le volant, a déclaré dimanche le premier ministre, en conférence de presse, se disant conscient qu'il est très difficile de changer des comportements.
En 2007, durant les vacances de la construction, le Québec a déploré 18 pertes de vie sur les routes. Or, en 2008, on en a compté 10, seulement pour le premier week-end de ce congé de deux semaines qui s'annonce particulièrement meurtrier.
"La vitesse continue d'être un problème. L'alcool continue d'être un problème", a-t-il constaté, commentant le bilan des accidents des dernières semaines, et ce, malgré l'accroissement récent des mesures de sécurité routière, dont l'interdiction du cellulaire au volant, accompagné d'une hausse importante des amendes.
"Il y a plus de policiers, les règles sont plus sévères, en plus il y a de la construction sur les routes et en plus le prix de l'essence augmente", a-t-il énuméré, pour dire que normalement tout devrait concorder pour réduire le nombre d'accidents mortels.
Mais c'est pourtant le contraire qui se produit.
"De toute évidence, le message ne passe pas. Cela m'attriste. Pure perte pour la société québécoise", a-t-il dit, reconnaissant son impuissance à régler le problème.
"On va faire le bilan de tout ça, et on va s'interroger", a-t-il promis.
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