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La commissaire aux conflits d'intérêts n'a rien à reprocher à Jim Flaherty

Presse Canadienne Article mis en ligne le 16 juillet 2008 à 0:00
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OTTAWA - La commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique a décrété que le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, n'avait rien à se reprocher quand il a offert un allégement fiscal aux élèves d'écoles privées.
Une exemption fiscale de 100 pour cent a été accordée dans le budget conservateur de 2007 sur les bourses accordées aux élèves fréquentant des écoles primaires et secondaires.
Le porte-parole libéral en matière de finances, John McCallum, avait demandé à la commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique, Mary Dawson, de mener une enquête après avoir appris que M. Flaherty et son épouse étaient des créanciers hypothécaires du Wasdell Innovative Learning Centre, une école privée d'Ajax, en Ontario.
Selon M. McCallum, Jim Flaherty peut profiter des exemptions fiscales puisqu'elles ne s'appliquent qu'aux écoles privées. Les élèves des écoles primaires et secondaires publiques ne reçoivent pas de bourses.
Des échanges mordants entre MM. McCallum et Flaherty avaient eu lieu à la Chambre des communes à la suite des allégations du député libéral.
Après avoir mené son enquête, Mme Dawson a conclu qu'il n'y avait aucun lien entre l'exemption fiscale et les intérêts financiers de M. Flaherty dans l'école privée.
"Puisqu'il n'y avait aucun lien spécifique ou direct entre l'exemption fiscale et l'intérêt financier de M. Flaherty dans le Wasdell Centre, le ministre n'avait pas à s'abstenir de participer aux délibérations et au processus décisionnel ayant mené au budget de 2007", a écrit Mme Dawson.
Le porte-parole de M. Flaherty, Dan Miles, a déclaré que le ministre était heureux des conclusions de la commissaire. "Ses conclusions confirment ce que M. Flaherty dit depuis le début, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de conflit d'intérêts et que le ministre a agi de manière appropriée dans cette affaire", a-t-il dit.
M. McCallum n'a pas retourné les appels de La Presse Canadienne. Il s'était toutefois excusé en Chambre des communes en mai, disant qu'il avait reçu des informations erronées selon lesquelles l'école privée appartenait à M. Flaherty et à son épouse.
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