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Que pensez-vous de l’implantation de NaturSac à Desbiens?

par Paul-Émile Thériault
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Article mis en ligne le 22 juin 2007 à 7:29
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Que pensez-vous de l’implantation de NaturSac à Desbiens?
Vanessa Turcotte, Desbiens « Les jeunes de Desbiens vont avoir de l’emploi, sans devoir aller à l’extérieur pour en rechercher. Cela va donc amener des jeunes à s’installer dans le secteur, en faire travailler qui n’ont pas de moyens de transport. Ce sera bon pour la cohésion du tissu social local, sa dynamique. Il va maintenant se développer des emplois dans le village, alors qu’il y avait peu d’espoirs de travail pour les jeunes. Beaucoup n’avaient d’autre choix que de s’expatrier où c’est plus difficile que vivre ici avec les siens. C’est bien parti. Optimiste de nature, je dis que ça va continuer. Certains, qui ont eu des désillusions dans le passé, conservent des doutes ». (Photo: Paul-Émile Thériault)
Que pensez-vous de l’implantation de NaturSac à Desbiens?
NDLR — Il y a quelques jours, la compagnie québécoise NaturSac procédait au lancement officiel de son usine de fabrication de sacs biodégradables à Desbiens, l’usine NatureFab. Présentement, quelque 20 employés travaillent dans cette usine qui est appelée, selon les dirigeants, à connaître une croissance fulgurante au cours des prochains mois. On parle même de la création de plus d’une centaine d'emplois.
La municipalité de Desbiens ayant été largement éprouvée par les sagas de la St-Raymond Paper puis de Johnson et Johnson, qui a consenti à laisser en place son usine inoccupée. Nous nous sommes rendus à Desbiens afin de recueillir quelques commentaires. Les gens rencontrés sont heureux de voir un projet prendre forme, après bien des espoirs et désillusions. Un projet « vert », c’est l’avenir, entend-on souvent. Une nouvelle dynamique s’est installée.

« Les jeunes de Desbiens vont avoir de l’emploi, sans devoir aller à l’extérieur pour en rechercher. Cela va donc amener des jeunes à s’installer dans le secteur, en faire travailler qui n’ont pas de moyens de transport. Ce sera bon pour la cohésion du tissu social local, sa dynamique. Il va maintenant se développer des emplois dans le village, alors qu’il y avait peu d’espoirs de travail pour les jeunes. Beaucoup n’avaient d’autre choix que de s’expatrier où c’est plus difficile que vivre ici avec les siens. C’est bien parti. Optimiste de nature, je dis que ça va continuer. Certains, qui ont eu des désillusions dans le passé, conservent des doutes ». (Photo: Paul-Émile Thériault)

« Cela va avoir des impacts économiques positifs. C’est bien. J’espère beaucoup que ça va fonctionner, cette fois-ci. Cela va faire du bien à notre municipalité, lui redonner du dynamisme, sur le plan économique et social. Déjà, des gens s’installent ou reviennent à Desbiens. Il était question de ce projet depuis longtemps. Maintenant que cela prend forme, nous allons voir si cela va se réaliser avec les détails attendus et prévus. Comme d’autres, j’attends de voir l’évolution du dossier avant de laisser aller mon enthousiasme. J’ai des amis qui y travaillent et on sent que ça leur fait du bien ». (Photo: Paul-Émile Thériault)

« J’ai fait partie du comité d’action pour la relance, à l’époque, avec bien d’autres. Nous y avons travaillé huit ans. Ce projet NutriSac, c’est l’avenir: c’est un produit biodégradable, à un moment où on ne parle que du vert. Johnson & Johnson a fait preuve d’humanité : la multinationale a gardé l’usine debout, comprenant l’importance pour notre petite communauté de rechercher et trouver un projet alternatif. Je lève mon chapeau au groupe qui a continué à travailler dont la mairesse Johanne Vézina et les élus. Une autre génération va travailler comme nous, pour la communauté. Cela va garder nos jeunes ici ». (Photo: Paul-Émile Thériault)

« La municipalité en a eu beaucoup à vivre, avec des espoirs et des déceptions. Je suis contente, surtout pour les jeunes, parce qu’à Desbiens, il n’y avait plus rien. C’est un projet qui promet ; je suis très optimiste. Nous n’osions pas trop parler, depuis qu’il en est question, après les désillusions que nous avons vécues. Nous attendions que ce soit bien certain. Mon conjoint, décédé, avait travaillé fort, d’arrache-pied avec tout un groupe, pour la survie de l’usine. Je suis fière de voir que les efforts des gens de sa génération aient incité de plus jeunes à prendre la relève, pour en arriver à ce résultat » (Photo: Paul-Émile Thériault)

« C’est de bon augure : toute activité économique supplémentaire amènera de nouvelles personnes. La création de nouveaux emplois entraînera la consommation et un esprit général plus positif pour des gens de différents âges. Quand l’économie va, tout va mieux, donc, par ricochet, l’industrie touristique. Si le milieu est plus vivant, cela va attirer l’attention de gens de l’extérieur et peut-être en ramener. Quand on consacre nos énergies à protéger nos acquis, on ne les voue pas à développer. Ce dossier étant réglé, on pourra continuer à bâtir, développer, amener d’autres idées, projets et probablement entreprises ». (Photo: Paul-Émile Thériault)

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