Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Journal Le Lac St-Jean
enfants plage
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Sécurité routière: enfin, le gouvernement met ses culottes !

France Paradis par France Paradis
Voir tous les articles de France Paradis
Article mis en ligne le 13 juillet 2007 à 14:42
Soyez le premier à commenter cet article
Sécurité routière: enfin, le gouvernement met ses culottes !
À chaque semaine, quand je communique avec le poste de la Sûreté du Québec de la MRC Lac-St-Jean-Est afin de recueillir les informations pour la chronique #911, je suis fasciné par le nombre répétitif de billets d’infraction qui sont remis à chaque semaine. Excès de vitesse, le non-respect du port de la ceinture de sécurité, des infractions diverses au Code de la route, la conduite d’un véhicule avec les facultés affaiblies, le mauvais état mécanique du véhicule ou encore, les multiples accidents avec blessés ou matériel où les policiers enregistrent régulièrement des délits de fuite.
Et le lundi, quand on regarde les nouvelles à la télévision, c’est la litanie des morts de la fin de semaine dans des accidents de la route.

Avec les vacances de la construction qui s’amorcent cette fin de semaine, je crois à propos d’aborder ce sujet alors que les 15 prochains jours risquent, comme à chaque année, d’être les plus meurtriers sur les routes de la région et de la province.

Le « je m’enfoutisme » envers tout ce qui est loi et autorité est devenu monnaie courante dans notre société.

En accord avec les policiers, je publie depuis près d’un an, à toutes les semaines, le rapport d’interventions des policiers en pensant que ça ferait réfléchir les gens.

Pourtant, semaine après semaine, les infractions sont toujours les mêmes, ou presque et leur nombre ne change pas.
• • •
Le 5 juillet dernier, la ministre des Transports, Julie Boulet, a accueilli positivement les recommandations du premier rapport de la Table québécoise de la sécurité routière

Ce document est le fruit d'un an et demi d'échanges et de consultations entre les 41 membres de la Table où siègent notamment des représentants de tous les corps de police de la province.

Le document de travail propose des solutions concrètes afin d'améliorer le bilan routier du Québec. Jamais dans l’histoire du Québec autant de partenaires n'auront été réunis pour trouver des moyens tangibles d'améliorer le bilan routier au Québec.

De surcroît, ce rapport intervient au beau milieu de l’Année de la sécurité routière dont l’un des objectifs est de trouver les moyens pour sauver des vies et préservera les familles de véritables drames humains liés aux accidents de la route.

On constate malheureusement, depuis 2001, une augmentation du nombre de victimes sur les routes du Québec.

La sécurité routière, c’est une responsabilité personnelle et un enjeu de société. À ce chapitre, force est de constater que les meilleurs résultats ont été obtenus à partir du moment où le gouvernement a entrepris d’adopter des mesures plus sévères qui ont contribué à changer le comportement des conducteurs. Voici les correctifs proposés pour notamment deux cas patents et courants.

Au chapitre de la vitesse au volant, le gouvernement proposera dès l'automne des changements législatifs et règlementaires afin d'introduire des sanctions plus sévères pour les grands excès de vitesse, notamment en augmentant le nombre de points d'inaptitude.

La meilleure façon de faire réfléchir un Québécois ou une Québécoise, c’est le lui frapper dans le portefeuille. Ainsi, les conducteurs qui seront pris en infraction à une vitesse équivalant à un dépassement de 40, 50 ou 60 km/h, selon la vitesse affichée dans la zone d'infraction, se verront imposer le double des points d'inaptitude normalement prévus et le double de l'amende actuelle. Leur permis de conduire sera également suspendu pour une durée de 7 jours pour la première infraction et de 30 jours pour une récidive. Et vlan !

Côté alcool au volant, malgré les progrès réalisés, en 2005, près de 30 % des conducteurs décédés à la suite d'un accident de la route avaient une alcoolémie supérieure à la limite légale. Dans ce contexte, on va d'augmenter de 30 à 90 jours la durée de la suspension immédiate du permis de conduire pour une première infraction pour conduite avec les capacités affaiblies. Dans le cas d'une récidive, le véhicule sera aussi saisi pour une période de 30 jours. Quant à la personne conduisant avec une alcoolémie supérieure au double de la limite permise, elle se verra appliquer des sanctions plus sévères. On recommandera la suspension du permis de conduire pendant 24 h pour la personne conduisant avec une alcoolémie se situant entre 0,05 et 0,08, s'inspirant ainsi de ce qui se fait dans les autres administrations canadiennes. Et re-vlan !
• • •
Oui, la ministre a raison, car ça coûte cher en vies humaines, mais également en indemnisations.

La meilleure police d’assurance ne demeure-t-elle pas celle du respect des lois et de la réflexion avant de poser un geste ? Vous avez le choix de la réponse.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net