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Porter un vêtement de flottaison individuel est une question de survie

Embarcation sur un plan d’eau

Normand Simard par Normand Simard
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Article mis en ligne le 18 octobre 2007 à 11:51
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Porter un vêtement de flottaison individuel est une question de survie
Embarcation sur un plan d’eau
La Société de sauvetage rappelle aux adeptes d’activité de chasse et de pêche en embarcation que le port du gilet de sauvetage ou du vêtement de flottaison individuel (VFI) est essentiel en tout temps.
Rouler en voiture sans avoir bouclé la ceinture de sécurité, s’il y a un accident, c’est risquer le pire. On note un phénomène similaire lors d’un chavirement ou d’une submersion en embarcation. Lors d’une chute inattendue dans l’eau, un être humain est généralement désorienté et accaparé d’un saisissement au niveau des membres.

Dès son entrée dans l’eau, tout être humain ne portant pas son dispositif de flottaison est pris au dépourvu et est tiré au fond par le poids combiné de ses vêtements et des objets qu’il transporte sur lui.

Près de 75% des victimes de noyade tombées d’une embarcation ne portaient pas un gilet de sauvetage ou un vêtement de flottaison individuel (VFI). Des VFI ont été créés spécialement pour subvenir aux différents besoins des sportifs et plaisanciers.

Qu’on soit bon ou mauvais nageur, une chute dans l’eau, à cette période de l’année, peut se révéler fatale. L’eau très froide provoque une réaction de saisissement chez la victime, l'empêchant de bien respirer et de réagir normalement, dont l’importance de vêtir un dispositif de flottaison qui permet de prolonger son endurance contre les effets de l’hypothermie.

Dans plus de 60 % des cas, les victimes ne s’attendaient pas à se retrouver dans l’eau. En raison du poids des souliers, de vêtements et d’objets sur eux (ex. : caméras, cellulaires, etc.) les victimes sont généralement entraînées vers le fond.
L’hypothermie, une cause de décès
Au Québec, il ne faut pas oublier que l’eau reste froide en tout temps, dans certaines régions. L’hypothermie due à une chute dans l’eau peut mener à des problèmes comme la perte du sens de l’orientation et de ses capacités. La mort due à une immersion soudaine en eau froide survient très très rapidement.

Une recherche du Dr. Michael Tipton, un expert reconnu sur l’immersion en eau froide, démontre que le « réflexe du choc » dû à l’immersion soudaine en eau froide est la cause de plus de décès que ce que l’on croyait. Cette réaction cause un arrêt soudain et incontrôlable de la respiration qui est suivi d’une période d’hyper ventilation de une à trois minutes. Le réflexe initial de ce choc peut faire qu’un individu ingurgite involontairement jusqu’à deux litres d’eau pouvant causer la noyade. Un tel volume d’eau fera qu’une personne qui ne porte pas un VFI peut couler et ne pas réapparaître à la surface. Si le choc initial et l’ingurgitation d’eau ne sont pas fatals, l’hyper ventilation qui suit mènera rapidement à une hypothermie grave et à la mort.

En eau froide, les extrémités du corps deviendront vite engourdies. Il sera alors très difficile de nager ou d’enfiler un gilet de sauvetage qui peut sauver une vie. D’autres symptômes de l’hypothermie pouvant menés à la mort peuvent apparaître dans de l’eau dont la température, à 60 F par exemple, peut sembler bénigne. Être plongé dans de l’eau froide pendant une longue période de temps peut provoquer une hypothermie grave, ce qui causera un arrêt des fonctions vitales avec pour résultat la mort due à une défaillance cardiovasculaire.
Les petites embarcations sont plus à risques
Les noyades survenues lors de la navigation en petites embarcations non-motorisées (kayak, canoë et chaloupe) représentent un peu plus de 45 % des incidents. Celles-ci sont généralement plus faciles à submerger et à chavirer. Étant généralement non-pontées, celles-ci sont plus susceptibles aux intempéries et aux vagues.

Le facteur premier d’accidents en navigation entraînant une noyade est les submersions et le chavirement d’embarcations, soit dans un peu plus de 65 % des incidents entre 2000 et 2004. Les bateaux de grande taille, étant généralement pontées, sont plus stables et représentent seulement un peu moins de 10 % des embarcations impliquées dans un incident résultant en une noyade.

Pour plus d’information sur la sécurité nautique auprès de la Société de sauvetage et de ses formations nautiques, on peut consulter les sections « Plaisance et Prévenir la noyade » sur le site Internet au www.sauvetage.qc.ca.

La Société de sauvetage est un organisme humanitaire dont la raison d’être est la préservation de la vie humaine par la prévention des traumatismes associés à l’eau. Administrateur du Fonds Simon-Pierre, la Société de sauvetage invite le grand public à faire un don à ce fonds qui est exclusivement dédié à venir en aide aux victimes de traumatismes associés à l’eau.

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