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Journal Le Lac St-Jean
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Commissions scolaires: la motion battue avant même d’être débattue

France Paradis par France Paradis
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Article mis en ligne le 9 novembre 2007 à 12:50
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Commissions scolaires: la motion battue avant même d’être débattue
Déclencher une élection générale au Québec, en basant l’argumentation sur l’abolition des commissions scolaires parce que le taux de participation a été trop faible, ça tient du ridicule. L’Action démocratique du Québec et son jeune chef inexpérimenté, Mario Dumont, a manqué cette semaine une belle occasion de se la fermer. Il a plutôt fait la démonstration d’une action politique de bas niveau, se limitant à ramener sur la place publique une vieille rengaine, l’abolition des commissions scolaires, alors que les commissions scolaires ont fait la démonstration depuis longtemps qu’elles demeurent la meilleure organisation pour administrer les écoles au Québec.
Oui, on doit se questionner pourquoi seulement 7.9 % des Québécois et Québécoises ont participé dimanche dernier à l’élection scolaire ?

À ce compte, le territoire de la Commission scolaire du Lac-St-Jean a fait belle figure alors que 3324 électeurs et électrices se sont présentés aux urnes scolaires sur une possibilité de 20 096. Ces résultats représentent un taux de participation de 15,54 %.

Ces résultats démontrent le désintéressement de la population envers la chose scolaire. Ça traduit un peu le style de vie d’aujourd’hui où l’on considère les écoles comme des « garderies » pour enfants pendant que les deux parents sont au travail.

On demande que nos écoles soient performantes et offrent à nos enfants la meilleure formation possible. On se targue de savoir que l’école que fréquente notre enfant fait partie des meilleures maisons d’enseignements au Québec mais on se fiche éperdument de lever le petit doigt pour s’impliquer dans le fonctionnement de cette même école.

Le « je m’enfoutisme » scolaire est la norme populaire mais ce constat ne constitue pas une raison suffisante pour abolir une institution qui a largement fait ses preuves.

D’ailleurs, la plus grande faiblesse de la proposition de Mario Dumont d’abolir les commissions scolaires, c’est la totale absence de mesure de remplacement. On fait quoi après ? Qui va prendre la relève ? On augmente d’autant le nombre de fonctionnaires requis au ministère de l’Éducation pour assurer l’administration de ces institutions ?

Ouf ! Je préfère de loin que l’on amorce une sérieuse réflexion sur toute la question.
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Premier intéressé au chapitre de ces résultats décevants de la participation à l’élection scolaire, le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, a pris acte du fait que le taux de participation n’a été que de 7,9 % , soit pratiquement identique à celui de 2003.

Il estime qu'il faut donner un vigoureux coup de barre pour dynamiser la démocratie scolaire et il insiste sur l'importance pour le gouvernement de donner rapidement suite aux propositions que la Fédération a faites en mai dernier pour renouveler la démocratie scolaire.

La FCSQ demande notamment au gouvernement de définir clairement la mission et de décentraliser davantage de fonctions et de pouvoirs vers les commissions scolaires pour leur permettre de mieux répondre aux besoins et aux particularités de leur milieu.

Certes, le taux de participation de dimanche dernier ne correspond pas au rôle stratégique que jouent les élus et les commissions scolaires. L'élection scolaire de 2007 a intéressé 1812 candidats et candidates, soit 70 de plus qu'en 2003, malgré une certaine campagne de dénigrement.
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La ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, a profité de l'occasion pour annoncer le lancement d'un chantier de réflexion sur la démocratie scolaire.

Les commissions scolaires administrent des budgets totalisant près de 9 milliards $ et gèrent près de 2800 établissements d'enseignement. En raison de la diminution constante du taux de participation depuis les élections de 1998, le gouvernement entreprend un chantier de réflexion sur la démocratie scolaire afin d'explorer des voies de modernisation de la gouvernance scolaire pour mieux l'adapter aux attentes et aux exigences de la population.

La ministre est consciente que les commissaires jouent un rôle primordial dans l'organisation de notre réseau public d'éducation. Les décisions qu'ils prennent ont un impact sur le quotidien de près de 1,2 million d'élèves. Notamment parce qu'ils administrent d'importants budgets et qu'ils veillent à une répartition équitable des ressources et des services, les commissaires contribuent tant à la réussite de nos jeunes qu'au développement éducatif de toutes les régions.
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Ce vaste chantier de réflexion sur la démocratie scolaire est essentiel.

Dans un milieu comme Lac-St-Jean-Est, pour les municipalités rurales, l'école constitue un maillon indissociable de leur pérennité économique et sociale.

Le jour où l’on fermera des écoles, on fermera peut-être des villages. Ça vaut la peine d’y réfléchir deux fois.

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