Incendies: les locataires doivent aussi être responsabilisés
Selon la CORPIQ
Croyant que des vies pourraient ainsi être sauvées, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) réclame l’adoption d’un règlement provincial pour responsabiliser les locataires quant au maintien en bon état de marche de leur avertisseur de fumée, comme il en existe dans certaines juridictions municipales.
La CORPIQ émet le souhait que l’on aille plus loin que la simple prévention. Elle recommande au gouvernement d’adopter des mesures incluant des amendes pour les locataires et les propriétaires-occupants qui omettent d’entretenir leur avertisseur de fumée ou qui, volontairement, le désactivent.
La CORPIQ considère qu’il est du devoir des propriétaires d’installer un avertisseur de fumée fonctionnel dans les logements. Toutefois, au fil des ans, ceux-ci ne peuvent pas vérifier si le locataire a remplacé la batterie ou encore s’il l’a mis hors fonction.
Par ailleurs, réagissant à la recommandation formulée hier par le Bureau du coroner, la CORPIQ estime que relier tous les logements québécois à une centrale ne peut être « LA » solution qui fera la différence entre sauver des vies ou pas, en cas d’incendie dans des immeubles à logements.
Pour la CORPIQ, la question de prévention des incendies est beaucoup plus large et doit être regardée dans son intégralité notamment par le plus important: la capacité des services d’incendies de se doter des effectifs et équipements nécessaires pour réagir plus rapidement en cas de sinistre, et ce, partout au Québec.
Bien qu’elle ne minimise pas les avantages d’un système d’alarme relié à une centrale, la CORPIQ estime que la vitesse d’intervention des pompiers dépend en grande partie du temps requis pour se rendre sur les lieux, lequel est généralement plus long hors des centres urbains. Aussi, l’installation de systèmes d’alarme reliés ne garantit pas nécessairement une plus grande rapidité d’intervention, sans compter les difficultés à distinguer rapidement les « vraies » et les « fausses alarmes ».
L’autre recommandation du coroner adressée à la Régie du logement « d’amorcer une réflexion sur l’installation obligatoire d’avertisseurs de fumée reliés à une centrale » reçoit pour sa part un accueil favorable de la CORPIQ. Ceci permettrait d’aborder de façon globale la question de la sécurité incendie et de la responsabilité partagée à laquelle devraient être tenus tant les propriétaires que les locataires.
La CORPIQ rappelle que la grande majorité des incendies ont pour origine la négligence des occupants, notamment en lien avec la cigarette et sans interdire de façon systématique cette consommation, elle se questionne.
Organisme à but non lucratif fondé en 1980, la CORPIQ est la plus importante association à offrir des services aux propriétaires de logements et la seule à être présente dans toutes les régions. Au nombre de 277 000, les propriétaires québécois fournissent un logement à 1 268 000 de ménages-locataires.