Les écolos ont-ils toujours raison dans leurs revendications ?
Le discours des écologistes est souvent empreint de gros bon sens sur le concept de « sauvons la planète ». Mais, parfois, on est en droit de se demander si ces mêmes écologistes ne sont pas avant tout des intolérants, des incapables d’accepter que l’on vit dans une société où se mélangent différents styles de vie et de gens qui ont des orientations de pensées différentes.
C’est notamment le cas dans le dossier de la présence des motoneiges dans les réserves fauniques du Québec dont les célèbres Monts Valin, notre arrière-pays régional, le paradis de la motoneige sur terre.
Si les touristes écolos adorent ce coin de pays pour y faire de la marche ou de la raquette en hiver, pourquoi les motoneigistes n’auraient pas le droit d’accéder à certains secteurs ?
Ce sont les motoneigistes qui ont en quelque sorte développé le tourisme d’hiver dans nos réserves fauniques et bon nombre des aménagements ont été réalisés à leur attention.
Progressivement, les amateurs de plein air ont pris d’assaut ces mêmes sites et aujourd’hui, ils en réclament l’exclusivité, attestant que la motoneige est polluante physiquement, auditivement et visuellement.
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On ne peut pas rejeter du revers de la main un sport motorisé qui rapporte autant d’argent dans notre économie touristique régionale en hiver.
Sentant la soupe qui commençait à prendre au fond, la direction de l’Association touristique régionale du Saguenay—Lac-Saint-Jean a convoqué en début de semaine une rencontre afin de calmer le jeu.
Elle a réuni les intervenants impliqués dans le dossier concernant notamment le tronçon de sentier de 20 km menant au Pic de la Hutte du parc national des Monts Valin.
Cette rencontre était prévue depuis décembre. Elle a notamment permis aux membres de donner leur point de vue sur le dossier et d’exposer leurs craintes et leurs idées de solutions. Au terme de ces échanges, les membres et collaborateurs ont fait preuve d’ouverture
Un comité de suivi est déjà et des solutions seront présentées d’ici la fin de l’année 2008, comme l’a exigé la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beauchamp.
Même si le torchon brûle entre écolos et motoneigistes, tous les sentiers de motoneige demeurent actuellement accessibles, y compris celui menant au Pic de la Hutte, qui représente un tronçon de sentier de 20 km.
La réaction de l’ATR était parfaitement justifiée, car il importait de se faire rassurants pour les touristes qui envisagent de se rendre dans la région d’ici la fin de la saison de motoneige, la région étant sans doute l’endroit au Québec où l’on pratique ce sport le plus tardivement en saison. Il serait dommage que les gens se privent de découvrir et de profiter des joyaux touristiques hivernaux de la région.
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La MRC de Lac-St-Jean-Est, on est voisin des Monts Valin et on a autant, sinon plus de neige qu’eux.
Chez nous, Tourisme Alma Lac-Saint-Jean poursuit sa conquête des marchés et développe depuis quelques années la destination motoneige,
Dans le plan stratégique de développement de l’organisme, déposé en 2005, la motoneige est un produit touristique à fort potentiel pour la MRC Lac-Saint-Jean-Est.
Pour atteindre ses objectifs de performance, Tourisme Alma Lac-Saint-Jean a scindé son intervention en deux grandes actions. La première, organiser l’offre touristique et la deuxième, mettre en marché la destination « Alma et ses îles ».
L’organisation de l’offre consistait notamment à mettre sur pied une solution à long terme pour assurer la pérennité du sentier de la Réserve faunique des Laurentides (# 23), une voie de pénétration et de sortie interrégionale qui dessert autant le Lac-Saint-Jean que le Saguenay. Ce sentier conduit dans la région les motoneigistes en provenance de Beauport, de Québec, d’une partie de la Mauricie, de tout le Sud-Est du Québec, ainsi que les touristes américains provenant de la côte Est des États-Unis.
Puis, a suivi l’organisation de l’offre, appuyée par une stratégie de mise en marché de la destination. Les acteurs de l’industrie touristique se sont impliqués dans une série d’actions qui permettent au territoire d’être choisie comme lieux de séjour par les motoneigistes.
Et si jamais on sort la motoneige des parcs, pas de problème, on leur prêtera volontiers notre terrain de jeu.