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Dis moi à quelle vitesse tu conduis et je te dirai combien…

France Paradis par France Paradis
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Article mis en ligne le 18 mai 2008 à 8:59
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Dis moi à quelle vitesse tu conduis et je te dirai combien…
(Photo: Courtoisie)
Dis moi à quelle vitesse tu conduis et je te dirai combien…
Dis moi à quelle vitesse tu conduis ton automobile dans les rues de Ville d’Alma ou sur les routes de la MRC Lac-St-Jean-Est et je te dirai combien te coûtera ton prochain billet d’infraction pour excès de vitesse. La Sûreté du Québec de la MRC Lac-St-Jean-Est et Ville d’Alma mettent la vitesse en tête de lice des actions à contrer au cours des prochains mois. Ce ne sera pas de la police répressive, mais bien un travail de prévention pour reprendre la situation en main.
Et avec raison, quand on en juge le nombre de personnes qui pratiquent notamment le nouveau sport national qu’est celui d’accélérer au lieu de freiner à l’approche d’un feu jaune. Un policier témoin d’un tel geste est parfaitement en droit d’intercepter l’individu et de lui coller un billet, car brûler un feu jaune est une infraction au Code de la route. Dans les faits, il y a une tolérance. D’ailleurs, juste s’occuper de ceux qui brûlent les feux rouges, il y a de quoi tenir occuper tout un quart de travail.

Et côté vitesse excessive sur les routes ou dans les rues des municipalités, on ne peut quand même pas placer un policier derrière chaque conducteur.

Si dans le domaine de la prévention des accidents de la route, la police est un joueur majeur, il en va tout autant pour le conducteur qui a des obligations et des responsabilités.
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Non, les policiers ne partent pas en guerre contre les automobilistes; ils partent en guerre contre ceux qui, en ne respectant pas notamment les limites de vitesse et les feux rouges, mettant ainsi en danger leur propre vie et celle des autres.

Avec 608 décès sur les routes en 2007, le Québec a connu l'an dernier son meilleur bilan routier en 60 ans. D'après les dernières statistiques de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) rendues publiques au début mars, il faut remonter à 1948 pour constater un bilan routier plus avantageux que celui de l'an dernier au Québec.

Les 608 morts dénombrés sur les routes québécoises en 2007 représentent une diminution de 15,7 % comparativement au bilan de l'année précédente, où 721 personnes — 13 de plus — avaient péri dans des accidents de la circulation.

Le bilan s'est aussi amélioré en ce qui a trait au nombre d'accidents causant des blessures graves. Les 2866 blessés graves répertoriés l'an dernier signifient une baisse de 23 % t en comparaison avec 2006.

Dans notre MRC Lac-St-Jean-Est, on a contribué à ce bilan alors qu’en 2007, on est passé de 4 à 2 décès sur les routes. On parle tout de même de quelque 350 accidents avec blessés et environ 1200 accidents matériels.

Il y a cependant un phénomène qui commence à inquiéter les policiers. On constate une régression de quelque 1 % du port de la ceinture de sécurité. On le sait et les expériences l’ont largement démontré, lors d’un impact à haute vitesse, la ceinture de sécurité est pleinement efficace. Si elle n’est pas attachée, la personne est expulsée de son véhicule comme un boulet de canon avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer lors de l’atterrissage.

Et l’un des problèmes, c’est justement la vitesse trop élevée sur les routes.
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Quand on conjugue ce phénomène de la vitesse à la configuration géographique de certaines routes ou intersections, on ne doit pas se surprendre du nombre plus élevé d’accidents graves à ces endroits.

En début d’année, le Lieutenant Pierre Lavoie, directeur adjoint de la gendarmerie au poste de la Sûreté du Québec de la MRC Lac-St-Jean-Est s’est livré à une analyse très pointue des accidents survenus sur le territoire en 2006 et en 2007. Il a ainsi pu établir des constantes par rapport à certaines intersections « plus » dangereuses que d’autres.

Il donne l’exemple de l’intersection de l’Avenue du Pont Sud et de la Route du Lac, à Alma. C’est l’entrée de la ville et sur Du Pont. Ça roule vite et serré. Comme il le dit lui-même, « quand arrive un accident à cette intersection, ça fesse et ça fesse d’aplomb ! ».

Les policiers ne cachent pas qu’ils disposent de six appareils radars au laser portatifs. Huit policiers viennent de compléter leur formation pour l’opération des radars mobiles installés à l’intérieur des voitures de patrouille et qui permet, tout en circulant, de valider précisément la vitesse de la voiture qui s’en vient en sens inverse.
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Faut combattre le mal à la base en visant la vitesse. Mais certains conducteurs devraient décidément retourner sur les bancs de l’école. Ils ont oublié la différence entre une pédale d’accélérateur et une pédale de frein !

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