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Le Syndicat de l’enseignement du Lac St-Jean fait le point

Le renouvellement de l’entente locale est difficile

France Paradis par France Paradis
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Article mis en ligne le 23 mai 2008 à 11:20
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Le Syndicat de l’enseignement du Lac St-Jean fait le point
Le renouvellement de l’entente locale est difficile
Profitant de la tenue de la réunion du conseil des commissaires, mardi soir, Alain Ouellet, le président du Syndicat de l’enseignement du Lac St-Jean a tenu à faire le point sur la négociation locale entre son organisation et la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean.
« Nous avons eu une rencontre de conciliation le 30 avril qui s’est soldée par un échec. C’est dommage, car nous avions fait montre d’ouverture quant à une démarche exploratoire sur la fameuse question de la mobilité de la main-d’œuvre. Nous nous sommes heurtés à une fermeture totale de la partie patronale. Selon elle, nous aurions dû aller chercher un mandat ferme de modifier la procédure d’affectation. Nous avons fait preuve de souplesse, mais l’échec tient au fait que nous avons été les seuls à faire notre bout de chemin », soutient le président.

Le syndicat affirme fait face à une tentative de la partie patronale pour museler les enseignantes et enseignants par le biais d’un grief patronal et d’une demande d’injonction provisoire pour faire arrêter le simple et banal port du t-shirt le jeudi par les enseignantes et enseignants.

« Qui dit demande d’injonction, dit frais juridiques assumés par les contribuables. Le résultat: le juge a refusé d’émettre cette injonction. Pour nous, c’était là une tentative d’intimidation qui nous semble démesurée de la part de la commission scolaire », précise Alain Ouellet.

Depuis ces événements, deux séances de négociation ont eu lieu, soit les 22 avril et 14 mai.

Par ailleurs, l’Assemblée générale a donné un mandat exploratoire relié à la stabilité des équipes-écoles et c’est sur cette base que les discussions devraient reprendre. La prétention du syndicat est de démontrer que l’instabilité dans les écoles, si instabilité il y a, n’est pas uniquement due au système d’affectation.

Le 16 mai dernier, le syndicat s’est rendu à la Commission des relations du travail suite à une plainte qu’il avait déposée le mois dernier. D’un commun accord et pour permettre de continuer les discussions sur le mandat de l’Assemblée générale, l’audition a été reporté au début de septembre. Cependant, la commission scolaire a refusé de suspendre son moyen de pression en refusant de prolonger le calendrier scolaire et autres arrangements locaux.

Par ailleurs, les autres syndicats de l’enseignement de la FSE ont signifié leur appui et déploré l’attitude patronale en écrivant une lettre à la présidente de la commission scolaire, Josée Bouchard.

« Bien que la Commission scolaire ait démontré l’étendue de la démesure dont elle est capable, nous l’invitons à prendre une meilleure mesure de la situation et s’asseoir pour négocier avec nous, de bonne foi, l’ensemble de l’entente locale. Dépendamment de la suite et de l’ouverture de la partie patronale, nous profiterons de la tenue du Conseil général de la CSQ, à Saguenay, pour tenir une manifestation nationale devant les bureaux de la commission scolaire », de conclure Alain Ouellet.

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