Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal Le Lac St-Jean
commentaire
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Piéton: réduire la vitesse augmente ses chances !

France Paradis par France Paradis
Voir tous les articles de France Paradis
Article mis en ligne le 1 juin 2008 à 7:59
Soyez le premier à commenter cet article
Piéton: réduire la vitesse augmente ses chances !
(Photo: France Paradis)
Piéton: réduire la vitesse augmente ses chances !
Avant d’être un automobiliste, on a tous été un jour ou l’autre un simple piéton qui utilisait ses deux jambes comme moyen de transport. Malheureusement, dans une société où l’automobile a pris tellement de place, le fait d’être un simple piéton signifie que l’on est en danger, que les risques d’avoir un accident sont relativement élevés, même dans les quartiers résidentiels.
À la mi-mai, Ville d’Alma et la Sûreté du Québec lançaient leur campagne estivale de sécurité routière et la vitesse sur les routes de la région et dans les quartiers résidentiels constitue le cœur d’un problème que les policiers veulent enrayer le plus vite possible.

Ce n’est pas compliqué: les gens ne respectent pas la signalisation routière et encore moins les limites de vitesse. Là où c’est 90 km/h, on roule à 100 km/h quand ce n’est pas plus. En ville, là où c’est 50 km/h, on roule à 60 km/h et quand c’est 30 km/h, on fait du 40 ou 50 km/h.

Certes, on a été habitué à une certaine tolérance de la part des policiers et le vieil adage dit même que les policiers tolèrent un 10 kilomètres additionnels avant de sévir.
• • •
Cette semaine, la publication d’une étude sur la vitesse versus la sécurité des piétons a soulevé un sérieux doute dans ma tête sur cette tolérance envers les gens qui dépassent les limites de vitesse.

Selon l’organisation SécuriJeunes Canada, les rues résidentielles sont les plus dangereuses pour les enfants. À cet effet, les automobilistes devraient ralentir car un enfant frappé par une voiture roulant à 50 km/h a 80 % de risques d'en mourir.

Ces nouvelles recherches sur les jeunes piétons démontrent que les rues résidentielles seraient plus dangereuses pour les enfants que nous le pensons.

Un plus grand nombre de collisions impliquant de jeunes piétons surviennent dans les rues résidentielles qu'à n'importe quel autre endroit. Et le risque augmente avec la vitesse à laquelle roulent les voitures.

Les collisions avec un véhicule constituent la principale cause de blessures mortelles chez les enfants canadiens de moins de 14 ans. Chaque année au Canada, environ 2400 enfants sont grièvement blessés à la suite de tels incidents et une trentaine d'autres en meurent.

Au Québec, pour la période de 2000 à 2005, 54 piétons âgés entre 0 à 14 ans sont décédés à la suite d'une collision avec un véhicule, soit près de 10 par année.

Heureusement, toutes les victimes ne meurent pas, même si elles sont parfois grièvement blessées. En effet, pour la même période, 606 jeunes piétons québécois ont dû être hospitalisés à la suite d'une collision avec un véhicule, soit en moyenne 100 par année. Ainsi, pour chaque piéton de 14 ans ou moins qui décède à la suite d'une collision avec un véhicule, il y a, pour la même tranche d'âge, 10 victimes qui doivent être hospitalisées.

Les jeunes piétons qui décèdent sont en général des garçons âgés de 10 à 14 ans qui traversaient la rue à une intersection située dans un rayon de cinq kilomètres de leur maison. La plupart des collisions se produisent entre 15 h et 18 h, soit aux heures de pointe qui coïncident avec la fin de la journée de travail.
• • •
Les recherches ont démontré qu'un enfant frappé par une voiture roulant à 50 km/h avait 80 % de risques d'en mourir. En comparaison, un enfant frappé par une voiture roulant à 30 km/h a jusqu'à 95 % de chances de survivre.

D'après les résultats d'un récent sondage, 14 % des automobilistes canadiens admettent dépasser la limite de vitesse de 10 km/h ou plus dans les zones résidentielles. Sachant que la limite de vitesse dans les zones résidentielles varie entre 40 et 50 km/h, cela se traduit donc par des vitesses d'au moins 50 à 60 km/h. Parmi les personnes admettant dépasser la limite de vitesse dans les zones résidentielles, 52 % utilisent leur véhicule tous les jours, entre 15 h et 18 h, et mettent potentiellement en danger les enfants qui jouent dans la rue.

La loi exige qu'on respecte la limite de vitesse permise. Malgré que la limite de vitesse dans la plupart des zones résidentielles soit de 50 km/h, les recherches indiquent que piétons et voitures peuvent coexister de façon relativement sécuritaire lorsque les voitures roulent à une vitesse de 30 km/h ou moins.

Les chiffres démontrent que 81 % des conducteurs Québécois seraient favorables à une loi qui établirait à 30 km/h la vitesse maximale permise dans les zones résidentielles s'ils savaient que cela renforcerait la sécurité des enfants.
• • •
Maintenant qu’on le sait, pourquoi on ne le ferait pas volontairement ?

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins