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On a dénombré 57 décès dans le secteur du bâtiment et des travaux publics

France Paradis par France Paradis
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Article mis en ligne le 18 juillet 2008 à 10:34
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On a dénombré 57 décès dans le secteur du bâtiment et des travaux publics
À quelques heures des vacances de la construction, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) tient à rappeler aux employeurs et aux travailleurs l'importance de rester vigilant quant à la sécurité dans leur travail.
Cette mise en garde s'adresse tout particulièrement au secteur de la construction, où les entreprises doivent prendre en tout temps les mesures nécessaires pour que les chantiers soient sécuritaires.

Chaque année, de trop nombreux travailleurs de la construction se blessent et perdent la vie. En 2007, la CSST a déploré près de 7700 accidents du travail et maladies professionnelles chez ces travailleurs, dont 54 décès.

Au Québec, selon les lois et règlements en vigueur, l'employeur est le premier responsable en matière de santé et de sécurité du travail. Ainsi, il doit notamment planifier les travaux de façon sécuritaire et fournir aux travailleurs les équipements de protection adéquats et bien entretenus.

Par exemple, l'employeur doit veiller à ce que les travaux effectués à plus de trois mètres du sol se fassent sur une surface munie de garde-corps ou, encore, que les travailleurs portent un harnais de sécurité. De plus, l'employeur doit établir des méthodes de travail sécuritaires et superviser les travaux. Il doit également former et informer les travailleurs sur les dangers de leur travail et sur la façon de les prévenir.

Les travailleurs ont aussi leur part de responsabilité. Ils doivent notamment suivre les méthodes de travail sécuritaires et utiliser les équipements de protection nécessaires en fonction des travaux accomplis. Bref, dans le secteur de la construction, une bonne gestion de la prévention sur les chantiers est un travail d'équipe entre les employeurs et les travailleurs.

Depuis 1997, les chantiers sécuritaires sont une priorité pour la CSST. C'est pourquoi, elle mène un Plan d'action construction. La CSST applique donc une politique de tolérance zéro à l'égard des travaux pouvant comporter des dangers de chutes de hauteur, d'origine électrique, d'effondrement et d'expositions non sécuritaires à l'amiante ou à la silice. En cas de manquement, les employeurs fautifs s'exposent à un arrêt des travaux et sont passibles de poursuites pénales (constats d'infraction). De plus, les condamnations des employeurs seront publiées dans les journaux.
Quelques chiffres
— En 2007, 16 travailleurs de la construction ont perdu la vie à la suite d'un accident du travail. De ce nombre, deux travailleurs étaient âgés de 24 ans ou moins. Les maladies professionnelles ont quant à elles occasionné le décès de 38 travailleurs, pour un total de 54 décès l'an dernier;

— Au cours de cette même année, 7677 travailleurs se sont blessés;

— Les chutes représentent près de 10 % des accidents survenus;

— Le dos est la partie du corps la plus touchée, avec 21 % des lésions;

— Une mauvaise tenue des lieux est en cause dans 10 % des cas de blessures;

— Les inspecteurs de la CSST ont donné, en 2007 seulement, plus de 2800 constats d'infraction à des employeurs parce que leurs chantiers n'étaient pas sécuritaires;

— Les gestes de prévention portent leurs fruits: depuis dix ans, le nombre d'heures travaillées a augmenté de 85 % sur les chantiers, tandis que le nombre de lésions professionnelles n'a augmenté que de 8 %.(F.P.)

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