LE DUO S’EST ENTRAÎNÉ très fort avant le Championnat canadien d’aviron.(Photo:Courtoisie)
Belles expériences pour les rameuses
Même si elles n’ont peut-être pas atteint les résultats espérés en double, Laurence M. Bouchard et Marie-Andrée Fournier ont vécu des expériences nouvelles et très concluantes lors du Championnat canadien d’aviron.
Étant donné que certaines filles ne se sont pas inscrites, Marie-Andrée Fournier a pris part au quad du Québec. Elles ont pris le 5e des six rangs disponibles. Il ne faut toutefois pas oublier que de un, le quad n’est pas leur spécialité et que de deux, elles courraient en catégorie «Senior». Alors c’est un résultat tout de même satisfaisant.
Dans le double, six équipes, dont celle des filles, se sont rendues en finale. «Le calibre était plus fort que je pensais. Le coach elle-même ne s’attendait pas à ce qu’on soit là» relate Laurence M. Bouchard. L’équipe a finalement pris le dernier rang, sans toutefois être déçue du résultat.
L’élément le plus étonnant de la compétition est la performance solo de Laurence M. Bouchard. «En skiff, je suis tellement surprise. Je croyais que ça allait être dur. Il y avait quand même 14 filles au départ», mentionne-t-elle. Après le «time trial», un contre-la-montre pour éliminer les filles, elle s’est rendue en demi-finale où elle a pris le 3e rang. «Pour la finale, je me suis dit amuses-toi, aie du plaisir parce que j’avais déjà atteint mon objectif. Entre la première et la deuxième position, ce n’était pas tellement serré, mais entre les 4, 5 et 6e ça l’était vraiment. J’étais dans la game. Ça m’a donné confiance!», lance la jeune fille les yeux brillants rien qu’à y repenser. Même si elle a pris le 6e rang, atteindre la finale était un gros objectif pour elle.
Un des problèmes soulevés lors de cette fin de semaine est le peu de temps de répit accordé entre chaque course ayant comme conséquence l’épuisement des compétiteurs. Mais en somme, les deux jeunes filles ont beaucoup aimé leur expérience. «Ça nous a permis de mieux connaître notre façon de ramer. On a compris que rendu à 1000 mètres, on ne donnait pas assez d’énergie.
Si Laurence M. Bouchard a pensé un moment pouvoir profiter du temps où elle n’aurait pas à s’entraîner aussi intensément que lors de la saison, le Championnat lui a redonné toute la motivation nécessaire. Par contre, elle compte bien profiter à fond et savourer toute les sensations que lui procure le fait de ramer calmement sur l’eau, quelques fois durant l’automne. «Peu de gens savent ce que ça fait de sentir le glissement du bateau», lance-t-elle.
Contrairement à cette année, l’an prochain, les filles pourront prendre part aux compétitions scolaires puisqu’elles fréquentent toutes les deux le Collège d’Alma. Peut-être même qu’elles vivront l’expérience d’une compétition d’ergomètre, l’appareil simulant les mouvements de l’aviron, au mois de février prochain.
D’ici là, elles continuent de se faire suivre par les responsables de l’équipe du Québec.
«Ça m’a redonné confiance!»
Laurence M. Bouchard