(Photo: France Paradis)
La faillite d’AbitibiBowater: une nouvelle qui inquiète !
Selon la Fédération Québécoise des Municipalités
La faillite de la compagnie AbitibiBowater est une nouvelle qui inquiète nombre de communautés forestières au Québec et plus particulièrement dans la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean où la compagnie est plus que présente avec ses trois papeteries, ses huit usines de sciage et quelque 80 % des certificats de coupe sur les territoires forestiers publics.
Réagissant à cette annonce, la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) exprime sa profonde préoccupation à la suite de l'annonce d'AbitibiBowater qui se place sous la protection des arrangements avec les créanciers.
« Il s'agit d'une nouvelle des plus inquiétantes qui plonge dans l'insécurité plus de 8000 travailleurs ainsi qu'un grand nombre de communautés partout au Québec. Plus que jamais, l'avenir de ces communautés passe par un meilleur soutien au secteur forestier et une intervention gouvernementale beaucoup plus musclée, en particulier de la part du fédéral », estime le président de la FQM, Bernard Généreux,
Depuis longtemps, la FQM sonne l'alarme en ce qui a trait à la situation de ce secteur d'activité pourtant névralgique pour l'économie du Québec, comme en fait foi, par exemple, son implication dans l'organisation du Sommet sur la forêt, en décembre 2007.
Aujourd'hui, la FQM constate que ses appréhensions étaient fondées et que des actions doivent donc être entreprises rapidement si l'on veut arrêter l'hémorragie et sauver ce qui reste de cette industrie qui a déjà été l'un des fleurons du Québec.
La FQM interpelle tout particulièrement le gouvernement fédéral qui a refusé de fournir les garanties de prêt réclamées par l'industrie, ce qui s'avère une décision regrettable, dans un contexte où l'on sait maintenant que les difficultés d'AbitibiBowater sont liées non pas tant à la qualité de ses installations, mais bien à son niveau d'endettement.
« Ottawa n'a pas hésité à intervenir rapidement et de façon musclée pour sauver le secteur automobile en Ontario. Pourtant, dans le cas du secteur forestier, on tergiverse encore, ce qui revient à laisser tomber un grand nombre de communautés québécoises dont l'économie repose essentiellement sur l'exploitation du bois », de poursuivre Bernard Généreux.
Face à cette situation, la FQM réclame une rencontre d'urgence avec MM. Christian Paradis et Denis Lebel, respectivement ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, et ministre responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec.