RIGOLE, CLOWN SOURIRE, Clown Coquine, Jolifleur et Bellehumeur de Clowns Soleil, ont accompagné Patch Adam durant sa visite.(Photo: Laurie Gobeil)
Une visite saisissante!
Connu internationalement et attendu par plusieurs, Patch Adams a finalement fait une première escale au Saguenay-Lac-Saint-Jean vendredi dernier.
Invité par l’organisme régional les Clowns Soleil, il a tout d’abord arrêté sa course folle à l’hôpital d’Alma, vendredi matin, où toutes les personnes présentes n’ont pu faire autrement que de rester sous le choc. La fondatrice de l’organisme, Cécille Pellerin, réalisait un rêve en accueillant le spécimen.
Il y a de quoi! L’homme de 64 ans impose non seulement par sa grandeur, son allure singulière, mais aussi, et évidemment par tous ces gestes et ses clowneries à l’image de Robin Williams dans le film décrivant son incroyable parcours.
Personnel, patients, journalistes: toutes les personnes présentes étaient considérées comme des acteurs du spectacle. Tantôt l’un était invité à danser, tantôt l’autre devait parader, mais personne ne passait inaperçu pour Patch Adams! Un monde parallèle semble s’articuler autour de lui, tellement qu’aucun journaliste n’a pu lui arracher quelques minutes de son temps. Sa présence, il l’a consent uniquement, on le comprendra, aux patients et ce, 300 jours par année lors de voyages faits à travers le monde.
«Vous êtes une belle personne et je n’oublierai pas votre visage», disait-il à propos d’une gentille dame.
Quelques gouttes au front et détenant comme seuls mots français «Je t’aime» et «Bonjour», l’impressionnant personnage a terminé son périple à la pédiatrie où il a interdit l’accès aux médias comme à certaine chambre de patients.
Questionnée sur le récent débat entourant l’injection de fonds dans la rigolo thérapie au Québec, la présidente d’honneur de l’événement, médecin de famille à l’Unité de médecine familiale du CSSS de Chicoutimi et professeure agrégée à la Faculté de médecine et des sciences de l’Université de Sherbrooke, Dr Sharon Hatcher, a expliqué que l’important était que les gens décident par eux-mêmes si ces interventions peuvent les intéresser ou non et que le tout se crée dans le respect des patients.