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Journal Le Lac St-Jean
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Problème de sauveteurs dans la région?

par Laurie Gobeil
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Article mis en ligne le 9 juin 2009 à 17:26
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Problème de sauveteurs dans la région?
Le nombre de plages de qualité n’est pas synonyme d’un grand nombre de sauveteurs. C’est le constat que l’on peut tirer en regard de la situation du Saguenay–Lac-Saint-Jean, pour les dernières années et l’été qui s’annonce à grand pas.
Premier indice que le sauvetage s’avère problématique: Formaction n’a pu créer deux groupes au Lac-St-Jean comme il le faisait dans les années antérieures. Il a plutôt regroupé les jeunes dans un seul et unique groupe.

La coordonnatrice aux communications et marketing de Sauvetage Québec, Diane Théberge, est consciente que la situation cause des maux de tête dans certaines régions, mais ne parle pas nécessairement de pénurie.

«Lorsque l’on regarde les statistiques, on s’aperçoit qu’il y a suffisamment de personnes qualifiés pour le nombre de postes. Dans la MRC, on retrouve une vingtaine de sauveteurs national plage et 65 sauveteurs national piscine. C’est cependant un milieu où le recrutement est plus difficile à faire. La concurrence joue pour beaucoup et les jeunes cherchent de belles conditions de travail», explique-t-elle.
Long processus
Ne devient pas sauveteur qui veut. Il faut d’abord suivre et payer de nombreuses heures de cours. Pour détenir la médaille de bronze, le premier grade, il faut suivre 25h de cours et payer 187$. Croix de bronze (187$/30h), secourisme général (115$/16h), sauveteur national piscine (276$/40h) et sauveteur national plage (202$/20h) suivent ensuite. Pour être assistant-surveillant, il faut détenir la médaille de bronze ou la croix de bronze et être âgé de 15 ans.

Plus on augmente dans les grades et plus ces derniers sont exigeants à passer. Même si un problème de main-d’œuvre est présent, aucun sauveteur n’est assuré de passer ses cours. «Les critères doivent tous être respectés», assure David Comeau, l’un des moniteurs.

Mais le jeu en vaut la chandelle. L’investissement s’avère de plus en plus rentable avec la demande croissante et la prise de conscience de l’importance du métier par les employeurs.

«Les sauveteurs possèdent énormément de responsabilités. Peut-être que 99% de leur temps passé au travail va s’avérer à être de la surveillance, mais le 1% de probabilité qu’il y est une noyade n’est pas négligeable», affirme sans hésiter David Comeau.

Les règlements stipulent que l’on devrait retrouver un sauveteur lorsqu’une plage mesure moins de 125 mètres de plage. De 125 mètres à 250 mètres, deux surveillants sauveteurs et un assistant sont nécessaires. De 250 mètres à 375 mètres on parle de trois surveillants et deux assistants ainsi de suite.

De 2000 à 2006, 33 noyades ont été constatées dans la région.

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