L’animateur Roger Lemay a du tempérer les esprits à quelques reprises face aux quatre candidats à la mairie d’Alma, soit Marc Asselin, Lucille Gagnon, Pierre Ste-Marie et Sylvain Tremblay.(Photo: France Paradis)
Mairie d’Alma: le débat commence à se corser !
Marc Asselin devient la cible
Si devant la Chambre de commerce et d’industrie de Lac-St-Jean-Est, jeudi dernier, les échanges ont été polis, lundi, lors d’un affrontement sur les ondes de la télévision de Radio-Canada, le candidat Marc Asselin a eu fort à se défendre face à ses adversaires Lucille Gagnon, Pierre Ste-Marie et Sylvain Tremblay.
À quelques jours du vote, les quatre candidats à la mairie d’Alma n’ont plus rien à perdre et ont ouvert toute grande la machine électorale sur le terrain et ne manquent aucune tribune pour lancer des attaques envers le conseil sortant et son représentant, Marc Asselin qui incarne la continuité des décisions de l’administration Scullion.
Face aux caméras de la télévision de CKTV Radio-Canada à la Boîte à Bleuets et sous la gouverne de l’animateur Roger Lemay, pour la première fois dans cette campagne électorale à Alma, on a senti que le ton commençait à monter.
La dette de ville d’Alma et la capacité de la municipalité à recommencer à emprunter pour se développer, la rénovation du Centre Mario-Tremblay avec ou sans un projet additionnel d’un aréna de 3000 sièges et les coûts réels de la voie de contournement Ouest sont venus ponctuer le débat devant les téléspectateurs.
Dans le dossier du CMT, les couleurs des candidats sont nettes. Lucille Gagnon veut revoir le dossier dans son ensemble pour un projet avec un aréna de 3000 sièges. Pierre Ste-Marie va dans le même sens et dénonce la mauvaise utilisation que l’on veut faire des 18 millions $ dans ce dossier. Quant à Sylvain Tremblay, il fait table rase du projet pour proposer la mise en place d’un Centre sportif et culturel, un édifice multifonctionnel et multigénérationnel. Ce complexe intègrerait un aréna, un terrain de soccer et un salon des générations.
Marc Asselin suggère quant à lui que l’on aile de l’avant avec le projet de modernisation déposé par le maire Scullion et la commission scolaire et qui commandera une dépense de 18 M $. Dans une seconde phase, on y adjoindra un aréna de 3000 sièges.
Un point sur lequel les candidats ne s’entendent pas, c’est la dette de la ville.
Selon les chiffres obtenus de la part du Journal Le Lac-St-Jean, en date du 12 octobre, cette dette était de 11 499 429 $, excluant la dette de quelque 5 millions $ que la ville doit en partenariat avec la MRC Lac-St-Jean-Est.
Pierre Ste-Marie a vainement tenté de faire dire au candidat Asselin que cette dette serait beaucoup plus élevée à la fin de 2009 en raison d’éléments qui ne sont pas encore inclus dans ce poste de dépenses.
Marc Asselin a rétorque sur la sagesse de l’administration Scullion, dont il faisait partie, pour réduire cette dette, mais que maintenant, on peut recommencer à penser emprunter pour aller de l’avant dans certains projets, dont le parachèvement de la voie de contour.
Sur ce sujet, le candidat Asselin s’est fait accuser, lui et le conseil sortant, de s’être traîné les pieds dans le dossier, ce qui en résultera en des coûts astronomiques pour la réalisation de ce projet, soit plus de 20 millions $.
On reproche notamment au conseil d’avoir attendu inutilement, sur quoi, Marc Asselin a rétorqué qu’il fallait attendre les conditions économiques favorables et la disponibilité des sommes tant à la ville que chez les paliers de gouvernement. Et, sur le dernier tronçon dont le coût dépassera les neuf millions $, il faudra plus d’aide des gouvernements.
Quant à la solidité du pont St-Georges, Marc Asselin a invité ses adversaires à cesser de faire de la désinformation sur le sujet, car c’est la première chose que Ville d’Alma a demandé au ministère des Transports du Québec d’en valider la capacité portante.
Chambre de commerce
Quant à la présence des candidats devant la Chambre de commerce et d’industrie de Lac-St-Jean-Est, ce fut un échange poli devant une centaine de participants et participantes.
Ce fut l’occasion pour les candidats, en quelque 10 minutes, de présenter leur programme et ses grands points.
La taxation municipale, la capacité d’emprunter de la ville et la marge de bénéfice ont été les principaux sujets abordés.
À l’issue de cette rencontre, ni gagnant, ni perdant, seulement des gens d’affaires qui connaissaient mieux les programmes des candidats.