Je vais réagir face à l’article publié dans le journal Le Soleil le 28/09/11 « Patrouiller seul jusqu'à 22 h : un recul, selon un ancien de la SQ ». Pour ma part, je ne suis pas en faveur des patrouilles en solo passé 19 h. La sécurité du policier et du citoyen est menacée par ce changement majeur de règlementation. Comme l’a stipulé le professeur en techniques policières au Collège François-Xavier-Garneau, Jacques Boilard, les patrouilleurs en solo vont se sentir moins en sécurité. Leur confiance ne serait donc pas la même ce qui peut jouer contre eux lors de leurs interventions. On ne sait jamais à qui on a affaire lorsqu’on intercepte ou même lorsque l’on arrête un individu. La solution ne peut pas se résumer à notre « backup ». Celui-ci peut se trouver à 10-15 minutes de nous, il a le temps de se passer plein de choses (parfois irréversible). De plus, c’est en particulier la nuit que des situations plus corsées impliquant des personnes affectées par la drogue et/ou l’alcool surviennent. L’événement survenu le 30 mars 1977, soit le décès du policier Robert Brabant lors d’une patrouille solo, a eu un impact sur la vision de l’APPQ face à la patrouille solo. En 1978, l’APPQ mit la patrouille en duo obligatoire à partir de 15 h. En 1998, des changements sont apportés. La patrouille solo pourrait se prolonger jusqu’à 19 h. Aujourd’hui, on veut imposer au policier de travailler en solitaire jusqu’à 22 h ! Est-ce qu’année après année, on oublierait les risques que la patrouille peut impliquer ? Si la tendance se maintien, obligera-t-on nos policiers à faire de la patrouille solo 24 h/24 ? Est-ce que l’APPQ veut augmenter ses profits ? La vie de nos policiers et la protection de notre société vaudraient-elles moins que de l’argent (profit) ? En tout cas, c’est le message que moi et peut-être bien d’autres en retiendrons.
Article citoyen :
Un retour en arrière qui pourrait coûter cher !
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