La télévision communautaire; les aventuriers du petit écran

Hélène Gagnon helene.gagnon@tc.tc
Publié le 14 septembre 2016
Line Gaudreault, directrice régionale CogecoTV, est une passionnée de télévision, mais également des communautés.
Photo TC Media - Hélène Gagnon

TÉLÉVISION. Alors que tous les médias font le choix de se tourner vers les événements nationaux et internationaux, les chaînes communautaires font le choix de diffuser un contenu original et de qualité axé sur les réalités de leur milieu.

« Les télévisions communautaires sont collées sur les réalités de leur milieu. Notre contenu suit les tendances, mais également les intérêts de nos auditoires. Nous avons une quinzaine de stations au Québec. Certaines régions peuvent parfois recevoir des projets intéressants qui pourront coller aux réalités de toutes les stations Cogeco. Nous avons des émissions de cuisine, des émissions de chasse et de pêche, des émissions pour enfants et j’en passe. On donne à notre auditoire ce qu’il veut voir, c’est la force du groupe », mentionne Line Gaudreault, directrice régionale CogecoTV.

Un échange mutuel

Certains concepts sont proposés par les gens. Dans certains cas, ce sont les employés des stations qui en discutant avec des gens du milieu peuvent faire avancer des idées.

« Nous avons l’an dernier décollé une émission culturelle à Alma qui est tournée au Café l’Accès. Nous sommes allées chercher une belle brochette de jeunes chroniqueurs. Chacun prépare sa chronique avant les tournages et sur le plateau, ils discutent et échangent au sujet de la culture. Du côté de Roberval, nous avons un partenariat avec la Chambre de commerce pour la réalisation de l’émission Roberval en affaires. Ce sont des gens passionnés qui nous permettent d’offrir un contenu local bien à nous », explique Mme Gaudreault.

La télévision communautaire écoute les idées des gens, car il y a encore des gens qui souhaitent avoir une tribune. Par contre, la télévision communautaire à des limites budgétaires.

« On aimerait en faire beaucoup plus. Nous n’avons pas de grande équipe, mais nous avons des gens passionnés et débrouillards. D’une région à une autre, c’est différent. On s’adapte au milieu, aux ressources disponibles, aux gens qui souhaitent s’impliquer. La télévision communautaire se moule à son milieu et tente d’être le plus près de son auditoire », souligne Mme Gaudreault.

Nouveaux médias, nouvelles réalités

Pour être près de son auditoire, CogecoTV a décidé de faire le saut du côté des médias sociaux. Cette forte tendance ne pouvait échapper à l’organisation.

« Il y a beaucoup de gens qui nous suivent sur les médias sociaux. Nous avons décidé à Alma et Roberval de faire le saut et on s’en fait une fierté. Ça nous donne le petit côté instantané également. Ça nous permet de tirer notre épingle du jeu, comme n’importe quel autre média. C’est un complément à notre univers télévisuel. On peut partager une petite vidéo d’un événement rapidement et faire un contenu beaucoup plus travaillé pour les auditeurs par la suite », souligne la directrice.

Oser pour se dépasser

La liberté dans le choix des sujets fait la plus grande distinction de la télévision communautaire.

« Nous sommes des aventuriers. Nous n’avons pas peur d’explorer des sujets diversifiés. Cette liberté nous assure un avenir. Tant qu’il y aura des gens passionnés de culture, de sport, d’économie ou d’actualités, nous aurons toujours notre place. Même si nous avons des émissions que nous reproduisons un peu partout, nous pourrions sans problème arriver avec une idée nouvelle et la réaliser », conclut Mme Gaudreault.