Un peu d’Alma dans Les Pays d’en haut


Publié le 20 février 2017

Marianne Lapointe-Tremblay prend un véritable plaisir à concevoir des chapeaux pour les autres.

©Photo gracieuseté Camille Gladu-Drouin et Charles-Olivier Bourque

Sans le savoir, si vous suivez la télésérie Les Pays d’en haut, vous contemplerez sûrement l’une des créations de la designer originaire d’Alma, Marianne Lapointe-Tremblay.

Après avoir complété un baccalauréat en design, Marianne Lapointe-Tremblay travaille quelques années dans ce domaine comme directrice artistique sur divers plateaux de tournage. C’est lorsqu’elle remplace une de ses amies pour faire le stylisme d’une émission qu’elle découvre et apprécie ce volet. Son intérêt pour la création de chapeaux part toutefois d’un intérêt personnel pour l’objet.

« Moi-même, j’en porte tout le temps des chapeaux. Je cherchais un modèle en particulier un moment donné et même en cherchant dans les grandes chaînes de magasins, je ne trouvais pas », raconte celle qui a finalement eu l’envie de suivre une formation.

« Quoi de mieux que de le faire soi-même », s’est dit celle qui a débuté l’aventure Chapeaux de Felt avec son copain de l’époque, Érik Evans.

Elle tombe par la suite sur un lot de moules à chapeaux à vendre par une dame de Québec.

« Un lot de 150 moules. J’en ai plus que celle qui m’a donné le cours. Ça ne se trouve pas facilement et ceux sur Ebay coutent très cher. Nous avons été chanceux», souligne-t-elle.

Le contrat pour Les Pays d’en haut est arrivé un peu par hasard, alors que l’une de ses amies, styliste sur ce plateau, n’avait pas suffisamment de chapeaux pour les personnages.

« J’ai donc soumissionné et je l’ai eu. Nous avons fait 15 chapeaux pour la série. Je ne l’ai pas encore vue par contre », mentionne celle qui peut créer des chapeaux à partir de rien ou en prendre un usagé et le modifier.

Une famille d’artistes

En souhaitant créer ses propres chapeaux, Marianne Lapointe-Tremblay n’est pas tombée en terrain complètement inconnu. Plusieurs membres de sa famille touchent de près ou de loin au domaine artistique. Son grand-père a notamment été tailleur toute sa vie. Elle-même avait appris à coudre quand elle était jeune.

Carrière

Marianne Lapointe-Tremblay a récemment conclu une belle entente avec une entreprise de location de vêtements.

« Elle m’a acheté des chapeaux et sera responsable de les louer. C’est une belle entreprise québécoise gérée par une dynamique jeune femme, Raphaëlle Bonin », soutient-elle.

Pour le reste de sa carrière, la jeune femme ne se fixe aucun objectif à atteindre. Elle se laisse guider par ses envies et les opportunités placées sur sa route. Travailler dans un bar et faire quelques contrats en lien avec sa première formation lui permet d’obtenir un revenu lorsque la vente de chapeaux est plus tranquille, notamment, durant l’hiver.

 «Je ne mets pas mon baccalauréat de côté, je me laisse porter par les opportunités », lance l’artiste multidisciplinaire.

Fouiller les brocantes pour accessoiriser ses chapeaux lui procure beaucoup de plaisir. Voir les gens porter ses créations la remplit d’une réelle fierté et pour l’instant, cela la comble.