La famille des victimes acceptera la décision du Tribunal

Le policier Maxime Gobeil face à la justice


Publié le 10 mai 2017

Maxime Gobeil.

©TC Media - Hélène Gagnon

JUSTICE. L’enquête préliminaire du policier Maxime Gobeil accusé de conduite dangereuse ayant causée la mort de trois personnes le 18 juillet 2015 sur la rue DeQuen à Dolbeau-Mistassini a débuté aujourd’hui au Palais de justice de Roberval.

Dans la salle, se trouvait Étienne Martel, le fils de Georges Martel, conducteur du véhicule civil impliqué dans l’accident. Ce dernier a fait le trajet à partir de l’Alberta afin d’être présent en salle d’audience.

« Mon père a toujours été mon mentor. Je voulais être ici afin d’en apprendre plus sur les circonstances de cette tragédie. Un an et demi après les évènements, je suis toujours aussi émotif. On est bien encadré et on espère que la justice fera son travail », souligne M. Martel.

Étienne Martel déplore qu’une tragédie de la sorte ait dû se produire pour que la Sûreté du Québec décide d’encadrer l’usage des voitures de patrouille semi-balisées.

« Au grand jamais la SQ n’aurait dû permettre que les voitures semi-balisées empruntent la voie publique à grande vitesse. On le sait, la vitesse tue. Il aura fallu un accident tragique pour nous le rappeler, mais également pour soulever la question », exprime M. Martel.

Le fils de la victime souligne qu’il sait que Maxime Gobeil était dans l’exercice de ses fonctions et qu’il faisait son travail.

« Je vais laisser la justice décider. Je n’ai pas d’attentes. Je vais accepter la décision du tribunal. D’une manière ou d’une autre, cela ne rapportera pas nos êtres chers », affirme Étienne Martel.

Début de l’enquête

Représenté par Harout Haladjian, Maxime Gobeil était présent devant le Tribunal écoutant les analyses des témoins qui est frappé d’une ordonnance de non publication.

Lors de l’avant-midi, deux reconstitutionnistes ont exposé de nombreux faits au juge Michel Boudreault, quant aux données recueillies sur la scène de l’accident. Denis Turcotte de la Police de la Ville de Québec et expert en scène de collision et Yannick Simard également policier à la Ville de Québec.

Dans l’après-midi, Éric Abraham, expert en analyse et interprétation des données du module de contrôle des coussins gonflables, a témoigné.

Dans cette cause, les membres des médias sont soumis à une ordonnance de non-publication. Ainsi, aucune preuve recueillie et exprimée par les témoins ne peut être divulguée.

Les procédures reprendront le jeudi 11 mai. Quatre témoins civils seront convoqués à répondre aux questions du procureur nommé par le Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me François Godin, ainsi que l’avocat de Maxime Gobeil, Me Haladjian.

Parmi ces témoins figurent des policiers et des ambulanciers qui sont intervenus sur les lieux de l’accident.