Nicolas Boily a réussi la conquête du Puncak Jaya

Nicolas Boily a réussi la conquête du Puncak Jaya

près avoir atteint les sommets de l’Aconcagua, en Argentine, du Kilimandjaro, en Afrique et du mont Elbourz, en Russie, Nicolas Boily entreprenait le 7 septembre dernier l’ascension du Puncak Jaya (Pyramide Carstensz) sur l’île de Nouvelle-Guinée dans la province de Papouasie. Après plusieurs jours d’ascension, l’Almatois peut dire maintenant mission accomplie.

Avec ses quelque 4 884 mètres d’altitude, le Puncak Jaya est le point culminant de l’Indonésie et de l’Océanie. Cette montagne fait partie des sept sommets les plus élevés de chacun des sept continents. Atteindre chacun des sommets est considéré comme le défi ultime de l’alpinisme.

«L’escalade de cette montagne est de classe 5. Je n’ai pas une grande expérience en escalade, alors j’étais  accompagné par un ami de l’Argentine pour me protéger. Contrairement à l’alpinisme, lorsque l’on fait de l’escalade, on est toujours attaché et on doit affronter des pentes assez droites. Mon ami argentin étaitest pour moi une police d’assurance. Ce dernier est un guide de l’Aconcagua, une montagne de quelque 6 962 mètres qui est le point culminant de la cordillère des Andes, dont j’ai réalisé l’ascension», de souligner Nicolas Boily.

En 2017, l’Almatois a tenté d’atteindre le sommet du mont McKinley (Denali), la plus haute montagne d’Amérique du Nord, située au centre de l’Alaska, aux États-Unis. Son altitude de quelque 6 194 mètres et sa situation géographique en font un des sommets les plus difficiles à escalader au monde.

«Le taux de réussite du Denali est de 50 %. Cette année, nous avons été confrontés à deux grosses tempêtes en provenance du détroit de Bering. Au cours des journées prévues de l’ascension, il y a eu chaque jour quelque 90 centimètres de neige. On a été pris dans des tempêtes où l’on ne pouvait même pas différencier le ciel de la terre. On s’est même perdu à quelques reprises. On a atteint 3 500 mètres, mais j’ai pris la décision de redescendre en raison du facteur danger. Une nouvelle expédition pour cette montagne est prévue pour l’été prochain.»

Une ascension difficile

Selon Nicolas Boily, toutes les montagnes ciblées par le défi ultime de l’alpinisme ont des périodes de l’année où il est plus aisé d’en réaliser l’ascension, à l’exception du Puncak Jay de l’île de Nouvelle-Guinée.

«C’est la seule montagne que l’on peut escalader en tout temps de l’année. Ce n’est pas une montagne qui est haute, mais on s’attendais à connaître un gros choc d’altitude alors qu’on doit atteindre rapidement les 2 000 mètres d’altitude. Quand tu te sens fort physiquement, tu as la tendance à aller vite et à skipper des étapes. Si ton oxygénation se fait mal, tu vas t’en ressentir à un moment donné et ce sont les maux qui vous frappent», explique Nicolas Boily.

Au cours de ses périples sur les différents continents, Nicolas Boily a constaté que plusieurs personnes qui entreprenaient les ascensions n’étaient pas conscientes des dangers qu’elles encouraient.

«La montagne est un environnement d’une grande beauté, mais aussi un environnement qui est très dangereux. Ce qui me frappe depuis le début de mon défi, c’est de voir l’inexpérience des gens. Certaines de ces personnes que j’ai croisées jouaient ni plus ni moins à la roulette russe. Les gens prennent une cause, et font une ascension pour la cause, sans avoir un entraînement adéquat. C’est de l’inconscience», souligne Nicolas Boily.

Ce dernier réalise un entraînement quotidien avec des exercices pour stimuler son cardio et sa musculation. À plusieurs reprises, il fait l’ascension du mont Lac-Vert et du mont Washington aux États-Unis.

«Après cette réussite de l’ascension du Punka Jaya, je vais entreprendre par la suite l’ascension du massif Vinson, le plus haut sommet de l’Antarctique, le mont Denali l’été prochain, pour terminer avec l’ascension de l’Everest de la chaîne de l’Himalaya, à la frontière entre le Népal et la Chine, une montagne qui culmine à 8 848 mètres, à l’été 2019. Par la suite, je vais m’attaquer à réaliser un mémoire regroupant mes expériences de ce défi des sept sommets qui devrait s’intituler; les sept sommets pour les nuls», de conclure Nicolas Boily .