Carl Veilleux arrive à bon port!

Laurie Gobeil laurie.gobeil@tc.tc
Publié le 20 juillet 2011

Un périple plus long que prévu, d’une durée de près de deux mois, aura été nécessaire à Carl Veilleux pour traverser l’océan Atlantique et ramener son nouveau voilier.

«J’ai pris beaucoup plus de temps que prévu. Quand je suis arrivé en France mon bateau n'était pas terminé de construire. J'ai attendu une semaine avant de pouvoir partir. Heureusement, mon employeur m’a permis d’allonger mon congé. Ça a quand même bien été même si j’ai rencontré quelques avaries», indique celui qui a notamment fait face à des problèmes de bris de voiles et des batteries faibles.

«En mer, c’est tannant avoir des bris. J’étais équipé pour me réparer mais lorsqu’il y a des vagues qui peuvent aller à 10 pieds, ça va mal. J’ai été obligé de voguer à voile réduite et lorsque je suis arrivé à Açores des îles situées à la hauteur du Portugal, je me suis réparé et j’en ai aussi profité pour me reposer.»

Son arrivée à ces îles a d’ailleurs été remarquée.

«Plusieurs personnes traversent d’un côté à l’autre. Quand je suis arrivé là-bas les marins ont par contre trouvé que j’avais un petit voilier. Ils ont fait le saut», a décrit lui qui possède un voilier 21pieds contrairement aux autres qui se situent autour de 40 à 55 pieds.

Aucun contact

Sur la mer, Car Veilleux n’a a eu aucun contact avec ses proches. Tous les jours, le signal provoqué par le dispositif de messagerie GPS par satellite SPOT, lui a permis de signaler sa position.

Évidemment, le périple a été dur physiquement puisqu’il ne pouvait dormir que 20 minutes à la fois, pour effectuer une surveillance, mais également moralement, éloigné de sa conjointe et de ses deux filles. Il souligne d’ailleurs que si cette aventure n’a pas toujours été facile pour lui, sa conjointe a elle aussi vécu la réalité d'une mère monoparentale. Toutefois selon lui, ce qui a été le plus dur pour sa conjointe c’est de devoir composer avec l’inquiétude des proches autour d’elle, surtout lorsque la technologie ne répondait pas.

«Il pouvait arriver que le message Spot que j’envoie ne se rende pas et que pendant 12 heures ou plus elle n’ait pas de nouvelles. Il ne fallait pas qu’elle panique, mais aussi qu’elle rassure les autres. Je l’ai trouvé bonne!», lance le passionné de voile.

Retour à la vie normale

Maintenant qu’il est arrivé, Carl Veilleux a recommencé à travailler comme agent de sécurité à l’hôpital d’Alma et prévoit quelques excursions sur le lac avec son achat pleinement mérité. Lui qui possède son entreprise pourra offrir des excursions de 3 heures et 6 heures avec son embarcation. Il invite les gens à visiter sa page Facebook pour obtenir des détails sur son périple et visionner des vidéos et des photos.