Le kayak, c’est ici que ça se passe

Plusieurs événements au cours de la fin de semaine

Publié le 12 mai 2017

Louis-Philippe Rivest lors d’une épreuve du UNLEASHED 2017.

©Photo Thomas Fahrun

EAU VIVE. Dans les prochaines semaines, des dizaines de kayakistes de renommée internationale profiteront de ce que certains considèrent comme étant l’un des meilleurs endroits au monde pour le kayak de rivière.  De la rivière Valin aux monstrueux remous de la rivière Mistassini, la région est devenue, au fil du temps, un incontournable des sports d’eau vive.

Les rapides de la rivière à Mars, les chutes de la rivière du moulin, les vagues provoquées par la grande décharge à Alma… Ce sont tous des endroits qui, en les regardant, ne donnent pas très envie au commun des mortels d’aller s’y risquer. Pourtant, au printemps, alors qu’ils sont à leur niveau le plus vif, c’est à ce moment qu’ils deviennent praticables.

 

 

L’étoile montante du kayak, Louis-Philippe Rivest, originaire de Dolbeau-Mistassini, pense que si la région attire autant, c’est surtout pour la quantité d’eau qui y circule. « Dans un rayon de trois heures, il y a un nombre inimaginable de cours d’eau exploitables, mentionne-t-il. On a quatre des plus grande vagues au monde pour le kayak de style-libre et deux rivières de calibre international pour le kayak de descente.»

Après avoir parcouru l’Amérique du nord dans tous ses axes au cours de la dernière année, à la recherche des meilleurs endroits possible pour pratiquer son sport, il est de retour au Québec pour justement profiter de ces tonnes d’eau qui déferlent présentement sur la région.

Le kayakiste Félix Blackburn descend l’une des nombreuse chutes de la rivière Valin.
Photo gracieuseté

Accompagné de quelques grosses pointures du kayak de rivière, il explique que cette migration de kayakistes vers le Saguenay-Lac-Saint-Jean est devenue une véritable tradition avec le temps.

Il a effectué ses premières descentes dans la région au courant de la semaine prochaine dans le cadre de la tournée UNLEASHED 2017, une compétition peu connue ralliant plusieurs styles d’épreuves et qui oppose une poignée d’athlètes de calibre international.

Un sport marginal

Malgré cette certaine popularité que connait la région au sein de la communauté du kayak, plusieurs pensent qu’elle est loin d’être exploitée à son plein potentiel. C’est le cas de M. Rivest qui pense que cet aspect endémique devrait être valorisé davantage, que ce soit par les politiciens, les médias ou même les entreprises.

C’est un peu le même constat que fait la présidente du club de kayak de la rivière aux sables, Arielle Tremblay.

Les kayakistes ne se sont pas fait prier pour s’aventurer sur la rivière Aux-Sables cette année.

©Dany Larouche

«C’est certain qu’on aimerait que nos infrastructures puissent être améliorés, se dit-elle. Ça fait plusieurs fois qu’on le dit, mais je ne pense pas que cela fasse partie des priorités».

Une passion avant tout

«Dès que les rivières sont libérées des glaces, on enfile nos cagoules et on s’élance», raconte Mme Tremblay.

Ayant débuté sa saison depuis le 1er avril, cela fait maintenant quatre ans qu’elle parcourt les rivières, à la recherche de sensations fortes. Pour elle, la région est tout simplement le «paradis» de l’eau vive.

«Les gens ont longtemps pensé que le kayak était un sport de casse-cou, mais je ne pense pas que ce le soit, précise-t-elle. L’important, c’est de tout simplement respecter sa progression et de ne pas se lancer trop vite vers des rapides trop difficiles.»

Elle invite les gens à s’informer auprès du club pour avoir d’avantage d’information sur les activités prévues dans la région, ou encore, pour une initiation à l’eau vive.

Des événements

Les 13 et 14 mai se tiendra la 7e édition du Festival d’eau vive du Bas-Saguenay. L’abondance d’eau est une bénédiction, puisque les rapides seront particulièrement houleux cette année. Les néophytes et les habitués sont donc invités à trois descentes en rafting sur la rivière Petit-Saguenay. Deux descentes auront lieu le samedi à 10 et 14h et une descente le dimanche à 10h. Tous les départs se font de l’Aréna de la Vallée, au cœur du village de Petit-Saguenay.

Par ailleurs, le 14 mai se tiendra également le Défi des grandes rivières sur la rivière Mistassibi. Plusieurs athlètes de calibre international y seront.

Ivan Parent, Félix Blackburn et Guillaume Roy Arseneault profitent des crues qui leur permettent de «surfer» Prophecy, une vague qui, comme son nom le dit, se forme très rarement.

©Photo TC Media - Francis Laroche