Lundi, 22 juillet 2024

Actualités

Temps de lecture : 2 min 53 s

Marc Asselin ne cache pas son inquiétude devant la situation

Le 07 octobre 2014 — Modifié à 00 h 00 min le 07 octobre 2014
Par Karine Desrosiers

ÉCONOMIE. Réagissant à l'annonce de la fermeture temporaire de quatre semaines de la machine à papier no #14 à l'Usine Alma de Produits Forestiers Résolu, le maire Marc Asselin ne cache pas sa vive inquiétude face à cette situation.

« C’est inquiétant, car c'est une usine qui performe, c'est une usine qui a un rendement exceptionnel grâce beaucoup au personnel de cette usine-là, patrons comme syndiqués. Ils fonctionnent en équipe et ils ont un rendement et une productivités parmi les meilleures au sein de PFR », lance d'un trait Marc Asselin qui, avant d'être maire, a notamment travaillé plus de 30 ans à la papeterie Alma.

Marc Asselin rappelle le passé récent de l'usine où, à chaque fois qu'elle était sérieusement en danger, dont lors du moment de la faillite de PFR, la papeterie Alma a été la seule usine à travers l'Amérique du Nord qui a continué à fonctionner sans arrêt pareil.

« On nous priorisait constamment, car ce moulin-là permettait d'amortir la dette de la compagnie pour mieux négocier le retour. C'est une usine qui performe, le personnel syndiqué a fait d'énormes efforts ces 20 dernières années — on sait combien il y a eu de postes qui ont été coupés — mais le temps nous donne raison car l'usine est demeurée debout et il y a quand même autour de plus de 400 emplois là-dedans, des très bons salaires aussi et des très bons fonds de pension. Il ne faut pas perdre ça », ajoute Marc Asselin.

Ce que l'usine semble vivre présentement, c'est notamment une problématique au niveau de l'approvisionnement en copeaux de bois, un peu moins pour Alma, mais surtout, la perte de clientèle.

Il y a notamment des compagnies qui ont décidé de faire des produits semblables à ceux de l'usine Alma, mais avec moins de responsabilités envers les employés, notamment envers le fonds de pension.

La machine #14 produit notamment le fameux papier Équal Ofset et des papiers très spécialisés au niveau de l'informatique et du papier d'impression de haute qualité. Également, avec les modifications apportées à la machine, dans le cadre de la rénovation de l'usine, la #14 est capable de produire des papiers spéciaux à partir de mélanges spéciaux. Ainsi, l'usine Alma est en mesure de fabriquer plus de 85 % des différents produits mis en vente par PFR.

« Ça donne une souplesse incroyable à cette usine, mais malgré tout ça, on voit les problématiques, dont la question environnementales avec cette guerre que l'on dirait presque à finir avec Greenpeace, dont la fameuse cote FSC qui risque d'être encore même plus sévère en 2016. Ce que je trouve injuste et j'en ai parlé avec certains ministères, quand on regarde dans les faits, on est l'un des pays les plus sévères au niveau de la gestion de la forêt et on ne nous reconnaît pas là-dessus, on ne veut pas nous la reconnaître et pour quelle raison ? », questionne Marc Asselin.

Si c'est pour des raisons idéologiques, le maire d'Alma commence à trouver ça lourd comme conséquences à faire souffrir des populations et faire tomber l'économie.

« Cette annonce-là, elle est inquiétante pour toutes ces raisons. On a déjà vu des fermetures, ça toujours été cyclique. On fermait une ou deux semaines, mais c'était toujours en fonction des inventaires qui étaient trop élevés. Quand l'inventaire avait baissé, on revenait à la normale et on reprenait la route. Mais là, il y a des arguments qui sont beaucoup plus inquiétants pour le futur et il ne faut pas se le cacher, l'industrie forestière va encore énormément changer dans les prochaines années, ce n'est pas fini », avance Marc Asselin.

En terminant, ce dernier encourage le gouvernement du Québec à axer notamment son travail sur la promotion de la qualité du travail qui se fait au Québec pour la qualité de l'exploitation de nos forêts.

« Je pense que le gouvernement du Québec et son premier ministre ont un poids suffisamment important pour faire une différence et remettre les pendules à l'heure. Ce ne sont pas les interventions environnementales qui gèrent la forêt québécoise, c'est le gouvernement du Québec », de conclure Marc Asselin.

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES