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André Paradis en a ras-le-bol des lenteurs gouvernementales

Le 08 juillet 2014 — Modifié à 00 h 00 min le 08 juillet 2014
Par Karine Desrosiers

REMISE EN QUESTION. Exaspéré par la lenteur du gouvernement du Québec à donner suite au projet de création du Parc des Îles, soit l'agrandissement du Parc de Pointe-Taillon, le préfet de la MRC Lac-St-Jean-Est et maire de St-Henri-de-Taillon, André Paradis, critique sévèrement l'avancement du dossier. Il va même jusqu'à remettre en question la cession des terrains qui a été fait à la SÉPAQ pour ce projet.

« Le décret ne passe pas et l'on perd des occasions majeures de développement de tout ce coin-là », soutient le maire Paradis qui ne cache pas sa mauvaise humeur.

Notamment, en plus de voir la MRC Lac-St-Jean-Est se positionner de façon passive en attenant que le gouvernement veuille bien se décider à aller de l'avant, lui-même, à titre de maire d'une petite municipalité directement concernée, se sent davantage frustré.

« Pour nous, St-Henri, c'est majeur. On a le Club les Amicaux où l'on devait construire des chalets locatifs et un chalet d'accueil. Rien n'a été fait et la Sépaq n'entretient pas le site et le chalet d'accueil tombe en ruine », se désole André Paradis.

Et il reprend de plus belle sur un autre axe: « Quand on a refait notre réseau d'approvisionnement en eau potable vers le secteur Wilson, on a surdimentionné la canalisation en prévision des développements de la Sépaq, mais rien ne vient. Ce sont les contribuables de St-Henri qui ont payé pour tout ça ! », ajoute-t-il.

André Paradis assure que la MRC est en faveur de l'agrandissement du parc de Pointe-Taillon, mais rien ne bouge. Il est d'autant plus inquiet qu'à partir du moment où le décret sera émis, la Sépaq devra investir plusieurs centaines de milliers de dollars pour mener à bien le projet.

Or, le gouvernement ne cesse de couper et dire qu'il n'a pas d'argent pour les nouveaux projets, ce qui laisse songeur le préfet André Paradis.

Pendant que le dossier stagne, plusieurs projets complémentaires apparaissent dans le décor mais ne peuvent aller de l'avant en raison du retard du gouvernement.

Également, en relation avec le projet global du Parc des Îles, il y a plein de petits dossiers qui n'ont pas été réglés, dont la question de la route d'accès dans le secteur de St-Gédéon. Ces petits projets pourraient prendre des mois et des mois avant de trouver une solution à l'amiable mais on a même pas encore commencé à travailler sur ces dossiers.

André Paradis entend en discuter avec les membres de son conseil et amener pour le mois d'août une résolution au conseil de la MRC dont la teneur reste à déterminer: continuer à faire des pressions politiques ou demander au gouvernement de restituer les terrains à la MRC et aux municipalités qui en assureront eux-mêmes le développement.

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