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Comment sauver l'Usine Alma de PFR?

Le 13 mars 2015 — Modifié à 00 h 00 min le 13 mars 2015
Par Karine Desrosiers

CERTIFICATION. Produits Forestiers Résolu a lancé jeudi dernier un cri du cœur en annonçant la fermeture de la machine à papier #9 à son Usine d'Alma. Est-ce le début de la fin ou bien il y a encore un avenir pour les quelque 260 travailleurs qui vont demeurer en place une fois que 85 auront perdu leur poste, le 1er avril prochain, à la date butoir annoncée par PFR ?

Les coûts élevés de la fibre forestière et de la production au Québec sont invoqués au même titre que la campagne de dénigrement dont a été victime PFR par le groupe Greenpeace depuis tant d'années.

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Pour une certaine classe de la société, il est tentant d'écouter les beaux discours de Greenpeace.

Pourtant, la réalité est toute autre. Depuis très longtemps, le Canada est un modèle dans le domaine de la protection de ses forêts. En effet, l'industrie canadienne des produits forestiers compte maintenant 43 % des forêts certifiées de façon indépendante dans le monde, soit plus de 161 millions d'hectares, dont 38 millions au Québec seulement, ce qui est quatre fois plus que tout autre pays réunis.

Des forêts certifiées indiquent que les entreprises qui en sont responsables utilisent des pratiques d'aménagement forestier novatrices au plan social et environnemental, selon une évaluation réalisée par un organisme indépendant. Ces pratiques comprennent la régénération rapide du territoire forestier, des niveaux de récolte durables, la protection de la biodiversité et des habitats fauniques et la participation des Autochtones.

N'en déplaise aux activistes de Greenpeace, le dossier environnemental de l'industrie forestière canadienne est vraiment celui d'un chef de file mondial pour ce qui est de la certification.

Ainsi, le marché international peut vraiment avoir l'assurance que les produits forestiers canadiens proviennent de forêts aménagées de façon responsable.

Les entreprises canadiennes peuvent certifier leurs pratiques par rapport à l'une des trois normes en usage: celle du Forest Stewardship Council (FSC), de la Sustainable Forestry Initiative (SFI) ou de l'Association canadienne de normalisation (CSA).

Un sondage mené en 2014 par la firme Léger auprès de clients internationaux a aussi constaté que l'industrie canadienne des produits forestiers avait la meilleure réputation environnementale du monde.

Près du tiers des certifications FSC dans le monde, 56 sur 183 millions d'hectares certifiés (normes pour les Maritimes, la forêt boréale et la Colombie-Britannique et norme préliminaire pour les Grands Lacs et le Saint-Laurent) se trouvent au Canada

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Alors, c'est quoi leur problème aux gens de Greenpeace de s'attaquer indûment à une entreprise, au détriment des la survie économique des communautés ?

Le discours passif de nos gouvernements a assez duré. Il est grand temps de mettre sur table les vrais enjeux.

Le jardin forestier québécois demande juste à fleurir !

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