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Pétrolia demande une rencontre avec Philippe Couillard sur Anticosti

Le 16 février 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 16 février 2016
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QUÉBEC. Les ponts sont coupés depuis des mois entre Pétrolia et le gouvernement Couillard, dans le dossier de l'exploration pétrolière de l'île d'Anticosti.

La direction de l'entreprise juge la situation intenable, au point de solliciter une rencontre au plus tôt avec le premier ministre Philippe Couillard pour avoir l'heure juste sur ses intentions dans ce dossier.

En conférence de presse, lundi à Québec, le président-directeur général de l'entreprise, Alexandre Gagnon, a jugé déplorables les multiples déclarations du premier ministre à propos des dangers d'une éventuelle exploitation des hydrocarbures du sous-sol d'Anticosti, dénonçant ses attaques «constantes et virulentes» depuis la Conférence sur la lutte aux changements climatiques, en décembre dernier, à Paris.

À son avis, le premier ministre sème la «confusion» avec ses déclarations incendiaires, qui laissent croire que le gouvernement cherche à se dissocier de la démarche en cours, et à remettre en question le contrat conclu, sous prétexte de préserver un milieu naturel unique.

«Nous méritons d'être traités avec respect», a clamé M. Gagnon, en rappelant au gouvernement que les deux parties avaient signé un contrat en bonne et due forme et qu'elles étaient partenaires dans ce projet.

Depuis des mois, il dit avoir multiplié, en vain, «les lettres officielles, les lettres d'avocat, des courriels, des appels» en vue d'une rencontre, tant au cabinet du premier ministre qu'à ceux des ministres impliqués dans le dossier. «Le gouvernement a coupé tout canal de communication», selon lui.

À Paris, en décembre, et maintes fois par la suite, M. Couillard s'est dissocié publiquement du projet d'exploration sur l'île d'Anticosti, disant notamment que le «saccage» de ce joyau naturel ne porterait jamais sa signature.

À Saint-Félicien, en point de presse lundi, le premier ministre a une fois de plus pris ses distances du projet. Il a réaffirmé que c'était «une erreur grave d'avoir engagé des fonds publics (dans ce projet) et signé un contrat alors que ces questions-là (sur la fracturation hydraulique) n'étaient pas éclaircies».

M. Gagnon a rappelé que selon les termes du contrat conclu avec Québec, Pétrolia doit procéder cet été à trois forages de fracturation hydraulique, dès que l'entreprise aura reçu le feu vert du ministère du Développement durable, une fois complétée l'étude hydrogéologique du projet.

Loin de saccager l'île d'Anticosti, la superficie de ces trois sites de forage totalise «0,06 km carrés sur un territoire qui en compte 8000», a fait valoir M. Gagnon, qui estime qu'on peut fort bien préserver le patrimoine naturel de l'île tout en exploitant son potentiel pétrolier.

La Presse Canadienne

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