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Les gardes paroissiales: perte de vitesse, mais pas d’attrait

Le 06 mars 2017 — Modifié à 00 h 00 min le 06 mars 2017
Par laurie fortin

Certaines gardes paroissiales de la région ont tiré leur révérence au cours des dernières années ce qui n’empêche pas que leur présence, notamment dans les parades, soit encore fortement attendue.

Fondée dans les années 40, la garde paroissiale de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix résiste à cette tendance pour certaines raisons. La secrétaire Suzie Potvin, explique que certains changements ont été adoptés dans le passé afin de garder l’attrait envers leur organisation.

«Lors de la création, nous avions autour de 100 membres. Il y avait beaucoup de monde. La vision était de servir l’église maintenant les gens sont là pour l’aspect musical. Il ne faut pas être trop autoritaire», explique-t-elle, précisant avoir même déjà vu des jeunes qui se faisaient intimider, car ils portaient le képi à l’intérieur de la garde et débarquer pour cette raison.

Aujourd’hui, avec le manque de volonté des gens de faire du bénévolat et les gens qui sont moins pratiquants, plusieurs ont laissé la garde. Ne plus obliger les membres à fréquenter l’église a donné de bons résultats quant à leur motivation à rester.

La garde paroissiale de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix est composée d’une trentaine de personnes. La plupart sont âgés d’une trentaine d’années bien qu’il y en ait des différentes tranches d’âge. Le plus jeune à 12 ans.

Soulignons que la garde paroissiale est ouverte à accueillir des gens de l’extérieur de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Actuellement, certains proviennent d’ailleurs de Saint-Gédéon, Alma et Desbiens.

Le corps de musique sauve les meubles

Selon Suzie Potvin, ce qui a véritablement permis à la garde de conserver son intérêt au fil du temps c’est le corps de musique. La majorité des membres qui en font partie n’ont suivi aucune formation, ce qui n'empêche pas que les festivaliers les espèrent lors de toutes les parades estivales.

«On se le fait demander quand nous ne sommes pas présents», explique Suzie Potvin, précisant participer à environ 10 événements chaque été.

Les membres du corps de musique se réunissent chaque semaine pour pratiquer et apprendre de nouvelles chansons. Ils ont à cœur de faire chanter les festivaliers sur le bord de la route.

Chaque année, un brunch-bénéfice est organisé et les profits leur servent à renouveler leurs instruments, participer à des événements de la Fédération québécoise des gardes paroissiales, etc.

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