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Félix-Antoine Gravel: Une tumeur au cerveau à 6 ans

Janick Émond
Le 25 février 2019 — Modifié à 13 h 40 min le 25 février 2019
Par Janick Émond - Journaliste

C’est à son rendez-vous annuel pour ses six ans que la vie du petit Félix-Antoine Gravel et de sa famille a été chamboulée. Les parents croyaient que le jeune était atteint d’une maladie neurologique. Mais, coup de tonnerre, des tests plus poussés ont détectent une tumeur au cerveau.

Les parents ont douté que quelque chose clochait en raison d’une petite asymétrie à son visage, en plus du fait que Félix-Antoine voit en double lorsqu’il regarde vers la gauche et qu’il lui arrive parfois de perdre la vue l’instant de quelques secondes.

Le jeune garçon, aîné d’un petit frère et d’une petite sœur, a donc passé une batterie de tests à la suite de son rendez-vous chez le médecin.

«Les tests n’ont rien donnés. Les spécialistes ne comprenaient pas ce qui se passait dans son petit corps», mentionne la maman de Félix-Antoine, Marie-Claude Boudreault.

C’est lors d’une image par résonnance magnétique (IRM) le 20 décembre dernier que la tumeur s’est montrée.

«Le 21 décembre, nous étions déjà au CHUL à Québec avec les spécialistes et il s’est fait opérer le 31 pour rétablir la circulation du liquide, qui ne passait plus, puisque la tumeur prend déjà tout l’espace qu’elle peut prendre», explique Mme Gravel.

Comme la tumeur est à un endroit jugé risqué pour la retirer, l’aîné des jeunes Gravel devra subir 70 traitements de chimiothérapie au courant des prochains mois.

École et l’activité physique

Avec un traitement de chimiothérapie à chaque semaine, il est difficile pour le petit Félix-Antoine d’aller à l’école de façon régulière. Le mardi, journée de traitements, il ne se rend pas en classe et le lendemain non plus, puisqu’il n’a toujours pas retrouvé assez d’énergie.

Il lui arrive également de ne pas être en mesure de terminer sa journée à l’école. Étant en première année, il apprend à lire et à écrire, ce qui lui demande beaucoup de concentration, qui a pour effet de lui causer de gros maux de tête.

L’ainé de la famille doit aussi arrêter le sport, par mesure de précaution. «Jusqu’à la semaine de relâche, il ne peut plus faire de sport, il ne doit pas trop s’échauffer le sang comme on dit. Il faisait du taekwondo, du patin aussi, donc il a arrêté ça», indique Mme Boudreault. «C’est plate de ne plus faire de sport, c’est ce qui me donnait de l’énergie, ajoute Félix-Antoine. Je ne me sens plus comme lâché lousse.»

Un tournoi de quilles pour aider la famille Gravel

Un tournoi de quilles aura lieu le 30 mars au Centre de Quilles Saint-Luc à Alma, afin d’aider à pallier au salaire de Marie-Claude Boudreault. Elle ne peut reprendre le travail après son congé de maternité afin d’être présente pour Félix-Antoine.

«Mon congé de maternité s’achève et je ne pourrai pas reprendre le travail. Je dois être présente avec mon garçon, allez aux rendez-vous et être à la maison s’il doit quitter l’école plus tôt», explique Mme Boudreault.

Certaines allocations sont disponibles pour les parents d’enfants malades, mais comme la mère de trois enfants sort d’un congé de maternité, considéré comme une forme de chômage, elle ne peut y avoir accès puisque ces allocations sont également considérées comme une forme de chômage.

L’idée du tournoi de quilles est une idée de la famille de Marie-Claude Boudreault, dont quelques oncles jouent de façon régulière. Les fonds amassés lors de l’évènement ainsi que les dons qui seront reçus avant ou après seront déposés dans un compte en banque spécialement ouvert par la famille afin d’aider les Gravel.

«Avec ce compte-là, on va donc s’asseoir tous ensemble, avec la famille et on va déterminer combien nous avons besoin pour payer nos choses. Comme ça, ça empêche aussi de virer fou en recevant d’un coup un gros montant d’argent et ça nous fait aussi une chose de moins à gérer», mentionne Mme Boudreault.

L’argent reçu servira notamment à payer l’essence pour les nombreux déplacements à Chicoutimi et à Québec, mais également pour des besoins comme des lunettes pour Félix-Antoine.

«On ne sait pas combien de temps les lunettes vont lui faire. Sa vue pourrait baisser rapidement dans les prochains mois. Donc l’argent va nous aider aussi avec ce genre de cas», indique le papa Simon Gravel.

Les gens sont donc invités à s’inscrire en équipe de cinq personnes, au coût de 25 $ chacun, en contactant le Centre de Quilles Saint-Luc.

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