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Moment névralgique chez Moisson d’Alma

Yohann Harvey Simard
Le 13 décembre 2020 — Modifié à 13 h 46 min le 13 décembre 2020
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

L’approche du temps des Fêtes est une période cruciale pour l’organisme Moisson d’Alma. Et cela est d’autant plus vrai dans un contexte de pandémie où de nombreuses personnes ont épuisé toutes leurs ressources financières.

La Moisson d’Alma s’apparente facilement à une ruche. On peut y voir de nombreux travailleurs s’affairer diligemment à leur tâche. Se déplaçant frénétiquement à gauche et à droite, céleris et conserves à la main, ils mettent tout en œuvre pour que personne ne soit oublié le temps des fêtes venu.

Avec un taux de chômage qui atteignait des sommets au cours des derniers mois, ce sont plusieurs personnes qui se retrouvent soudainement dans une précarité défiant toute anticipation.

« Des dépannages d’urgence, on en fait vraiment plus. On parle d’une trentaine par mois au lieu d’une dizaine en temps normal », précise Annie-Claude Tremblay coordonnatrice chez Moisson d’Alma.

Pour l’organisme d’aide alimentaire, cela signifie qu’un nombre important de demandeurs vient s’ajouter à sa clientèle régulière.

Nouvelle réalité

Annie-Claude Tremblay suggère que le visage de l’insécurité alimentaire a changé avec la pandémie. Beaucoup de gens attendent pour des programmes d’aide gouvernementale, le chômage, les allocations familiales, etc.

« Ce sont des gens qui sont arrivés au bout de leur armoire, de leur frigo, et qui là, ont besoin d’aide. Considérant que la pandémie dure depuis huit mois, il y en a beaucoup qui arrivent au bout de leur bas de laine. On peut donc les aider à tranquillement reprendre le contrôle de leur situation. »

Des dollars multipliés

Si 40% du budget de la Moisson d’Alma lui provient de subventions et d’évènements ponctuels, plus de la moitié provient de dons de particuliers.

« Les dons servent, oui, à acheter des denrées, mais aussi à faire vivre la mission entièrement. J’aime dire que l’argent qui nous est donné est multiplié, car ce qu’on reçoit des fournisseurs, ç’a une très grande valeur. Notre budget de fonctionnement, on le convertit en plusieurs millions de dollars de nourriture chaque année », explique la coordonnatrice.

Le Jogging du père Noël

Heureuse de constater que la population fait preuve d’une grande générosité, Annie-Claude Tremblay souligne toutefois qu’il ne faut pas lâcher. À cet effet, elle invite tous les intéressés à participer le 13 décembre prochain à leur traditionnel Jogging du père Noël, qui en raison des circonstances, se tiendra de façon virtuelle

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