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Une vague d’amour pour Roberto Gagnon

Yohann Harvey Simard
Le 29 janvier 2021 — Modifié à 21 h 06 min le 29 janvier 2021
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Le 15 janvier dernier, l’Almatois Roberto Gagnon délivrait ses dernières lettres et ses derniers colis aux citoyens du secteur Isle-Maligne. Pour fermer la boucle, il a revêtu l’uniforme qu’il portait à ses débuts comme facteur chez Postes-Canada, 35 ans plus tôt.

Une véritable vague d’amour et de reconnaissance s’est déferlée sur Roberto Gagnon le 15 janvier de la part de ses collègues et des citoyens. La nouvelle de sa retraite s’étant répandue un peu partout grâce aux médias sociaux, il a reçu des cartes, des félicitations, des applaudissements et surtout des remerciements. À son arrivée au bureau de poste le matin vers 7h, c’est une haie d’honneur qui l’attendait.

« Je suis estomaqué par tous les commentaires que j’ai reçus. C’est un choc. J’ai toujours fait ce métier avec amour. Je suis toujours rentré au travail positif. Ça faisait partie de ma vie. Les clients m’attendaient, ils me saluaient par la fenêtre avec leurs enfants. Mes confrères sont montés dans leurs camions pour klaxonner dans la rue. Une pareille preuve d’appréciation, c’est incroyable! », raconte-t-il toujours sous le choc.

Un uniforme bien spécial

Pour sa dernière journée, le facteur a décidé de revêtir son premier uniforme fourni par Postes-Canada en 1985. Aboli en 1990, Roberto Gagnon savait dès lors qu’il allait le porter à sa dernière journée.

« Lorsque l’uniforme a été remplacé en 1990, j’avais promis à ma conjointe que j’allais le porter à ma dernière journée comme facteur. 30 ans plus tard, c’est chose faite », explique-t-il.

L’homme de 62 ans a de bons souvenirs de l’uniforme qui faisait penser à un policier. « On passait pour des agents dans le temps! Avec la casquette, quand j’attendais mon taxi au coin des rues Martel et Auger, les gens faisaient leur arrêt-stop et ralentissaient pas à peu près! », se remémore-t-il.

Vocation

Pour Roberto Gagnon, ce métier est une véritable vocation. Avant d’être facteur, il a été livreur pendant cinq ans pour une défunte compagnie de livraison.

Reconnu pour sa joie de vivre qu’il a toujours partagée allègrement, c’est Postes-Canada qui l’a approché pour le recruter. Embauché le 6 mai 1985, c’est comme commis au bureau de poste qu’il a débuté. Deux mois plus tard, il fut transféré à la livraison du courrier, à son grand bonheur.

Maintenant retraité, l’homme de 62 ans en profitera pour bricoler et passer du temps avec ses proches. Cependant, il entend rester en contact avec plusieurs clients. « Quand j’étais facteur, je ne pouvais jaser qu’un cinq minutes. Maintenant, j’aurai tout mon temps pour faire de grandes conversations! »

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