Samedi, 13 juillet 2024

Actualités

Temps de lecture : 1 min 41 s

La région veut éviter les pertes d’emploi causées par Elysis

Le 05 mai 2021 — Modifié à 21 h 05 min le 05 mai 2021
Par Julien B. Gauthier

La table de concertation régionale sur l’aluminium veut maximiser les retombées économiques et limiter les pertes d’emploi qui suivront l’implantation Elysis à l’usine Rio Tinto d’Alma. Pour ce faire, elle mise sur la création d’un observatoire indépendant sur l’aluminium. 

« On veut mettre toutes les chances de notre côté pour que nos usines puissent tirer le meilleur de cette nouvelle réalité qu’est Elysis. Le projet aura une bonne durée de vie et il y aura des impacts sur le modèle d’affaires », a déclaré la mairesse de Saguenay, Josée Néron lors d’une conférence de presse . 

« On considère que la technologie Elysis, c’est le futur. Comme l’aluminium de la région est un élément central au Québec et au Canada, nous sommes légitimes de vouloir des redevances pour qu’on y implante cette technologie ici », a ajouté pour sa part le maire d’Alma, Marc Asselin. 

Au fil des discussions, les représentants régionaux livreront leur réflexion au ministre de l’Industrie du Canada, François-Philippe Champagne, et au ministre de l’Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon. 

Pertes d’emplois 

La table de concertation sur l’aluminium, fondée en 2019, admet les bienfaits environnementaux de la technologie Elysis, qui consistera à produire des anodes avec de la céramique plutôt qu’avec du carbone. Le problème, c’est que la céramique a une durée de vie de deux ans, plutôt que de trois semaines pour le carbone. 

Comme leur production constitue le tiers des employés de l’usine d’Alma, un changement moins fréquent d’anodes entrainera inévitablement des pertes d’emploi. Le comité de surveillance veut donc trouver des alternatives. 

La Table rappelle notamment que Québec et Ottawa ont financé 65% de la recherche et du développement d’Elyisis et souhaite que la future usine d’assemblage des composantes de la technologie soit construite au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle demande aussi que les entreprises qui fabriqueront, installeront, entretiendront et recycleront les composantes soient issues de la région. 

Volonté réelle 

Le président du Syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma, Sylvain Maltais se réjouit de l’initiative. Il est persuadé que les représentants qui siègeront autour de la table ont une réelle volonté de parler d’une seule voix. 

« Ça ne sera pas un comité où Alma et le Saguenay vont tirer la couverte de leur bord. Les gens qui y siègent sont tous des gens touchés par l’aluminium. Si on s’entend tous sur les grandes lignes ou sur une direction à donner et qu’on démontre qu’on est unis, c’est clair que ça va être plus facile pour le gouvernement de comprendre ce que la région veut », fait-il valoir. 

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES