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Refuge pour personnes en situation d’itinérance à Alma

Parfois 16 personnes par jour

Le 12 septembre 2024 — Modifié à 14 h 57 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste

Huit mois après son ouverture, le refuge pour personne en situation d’itinérance Le Passage, à Alma, ne cesse de prouver sa nécessité. Déjà 53 personnes différentes s’y sont présentées, avec parfois jusqu’à 16 personnes en une seule journée.

Le Passage a été aménagé en janvier dernier dans les locaux qui hébergeaient autrefois le Café communautaire l’Accès. Plusieurs personnes sans domicile fixe se sont mises à le fréquenter depuis. Et dans l’ensemble, tout se passe bien, laisse entendre Andréa Simard, directrice générale du Centre de rétablissement Le Renfort, l’organisme responsable du refuge.

« Outre quelques interventions policières, dit-elle, nous n’avons pratiquement pas eu de problème jusqu’à maintenant. Jamais un de nos employés n’a craint pour sa sécurité. Et la Sûreté du Québec nous a vraiment montré qu’elle était au rendez-vous quand c’est nécessaire. »

Une halte pour reprendre sa vie en main

Le refuge emploie quatre intervenants à temps plein. Il est possible d’y déjeuner gratuitement, tandis qu’il en coûte 1,25 $ pour les dîners et les soupers. Une façon de responsabiliser la clientèle à la gestion de leur portefeuille, explique André Simard.

Les repas du midi et du soir sont fournis par la Marmite Fumante d’Alma. Toujours pour responsabiliser les usagers du refuge, ils sont d’ailleurs invités à se rendre directement à la Marmite Fumante, située dans le presbytère Saint-Joseph, pour y recevoir leurs repas.

« Le refuge n’est pas là pour que les gens y passent le restant de leur vie. Bien sûr, on ne ferme jamais la porte à personne, surtout pas aux personnes qui viennent pour la première fois. Mais le but, c’est aussi de rendre les gens plus autonomes et de bien les intégrer aux autres ressources. »

Des profils variés

Les intervenants du Passage offrent de l’écoute aux usagers, qu’ils accompagnent autant que possible dans leurs démarches pour sortir de la rue, que ce soit en les conseillant ou bien en les référant à des ressources plus adéquates selon leurs besoins.

À Alma comme ailleurs, les causes de l’itinérance varient, mais se rapportent la plupart du temps à des problèmes de santé mentale et/ou de consommation, observe Andréa Simard. « Mais pas toujours. On voit aussi des personnes qui sont là en raison d’une séparation. On voit des personnes qui, il n’y a pas si longtemps encore, avaient une maison, mais qui ont tout perdu. »

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