392 véhicules obtenus frauduleusement ont été récupérés au cours de la dernière année grâce à un projet pilote mené par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) visant à freiner l’exportation de véhicules volés vers l’étranger.
Lancé en juin 2025, le projet NoCargo est né après qu’INTERPOL Ottawa ait constaté une nouvelle tendance impliquant des réseaux criminels organisés transnationaux. Ces groupes acquéraient des véhicules par fraude avant de les expédier à l’étranger à partir de ports canadiens.
Mené en collaboration avec INTERPOL Ottawa, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) ainsi que plusieurs institutions financières canadiennes, le projet a permis d’intercepter plusieurs centaines de véhicules dans les ports de Halifax, Montréal, Toronto et Vancouver. La valeur totale des véhicules récupérés est estimée à 28 millions de dollars.
Fraude liée au financement de véhicules
Selon la GRC, les organisations criminelles utilisent fréquemment des identifiants personnels volés ou falsifiés pour obtenir des prêts automobiles. Les mêmes renseignements sont ensuite employés pour souscrire des polices d’assurance, ouvrant la porte à diverses formes de fraude financière. L’augmentation de ce type de fraude au Canada aurait contribué à des pertes d’assurance évaluées à 900 millions de dollars au cours de la dernière année.
L’un des principaux objectifs du projet NoCargo consistait à identifier rapidement les véhicules acquis de façon frauduleuse et à empêcher leur exportation. Pour y parvenir, l’ASFC signalait à la GRC les dossiers présentant des indices de fraude financière. Les enquêteurs de la police fédérale vérifiaient ensuite les informations et, lorsqu’une infraction criminelle était confirmée, les véhicules étaient interceptés avant de quitter le pays.