Née de la passion de Carl Vallée, originaire de Normandin, et de sa conjointe Sally-Eve Bordeleau pour la chasse, Prédateur Canada connaît une croissance rapide depuis sa récente création. L’entreprise se spécialise dans des produits destinés à réduire les sources d’odeurs du chasseur, sans compromis sur la qualité. Après seulement deux automnes, le couple regarde déjà vers le marché canadien.
Chasseur depuis sa tendre enfance, Carl résume son parcours avec une expression bien à lui : « J’ai grandi dans le poil », rigole-t-il. Une passion qu’il a partagée avec Sally-Eve et leur famille reconstituée de cinq enfants.
Le contrôle des odeurs étant un défi lors de leurs périodes de chasse, Carl mijote pendant des années l’idée de développer ses propres produits. Le travail et la famille repoussent le projet, jusqu’à ce qu’un arrêt de travail l’oblige à ralentir. Pour cet homme actif, l’occasion était toute trouvée de passer enfin de l’idée à l’action.
« Au départ, on voulait faire ça petit, être fiers de nos produits. On ne visait pas à défoncer le marché. »
Une chose était toutefois non négociable : la qualité. « On voulait d’abord les utiliser nous-mêmes et avec nos enfants. On voulait être fiers du produit et ne pas être gênés de mettre notre nom là-dessus », explique Carl.
De trois à 11 produits
Prédateur Canada débute avec trois produits : savon, lessive et camoufleur d’odeurs. Le couple développe, teste et améliore ses formulations. Aujourd’hui, la gamme en compte 11.
L’entreprise concentre particulièrement ses efforts sur la désinfection et la réduction des sources d’odeurs, des vêtements au corps, jusqu’à la bouche. Un créneau que le couple entend pousser encore plus loin avec de futurs produits.
La réponse du marché a largement dépassé leurs attentes. Alors qu’ils embouteillaient et étiquetaient tout à la main à leurs débuts, Carl et Sally-Eve sont maintenant passés à une production en usine et à quelque 50 000 bouteilles. Plusieurs produits se retrouvent même en rupture de stock.
La science s’en mêle
Prédateur Canada s’est également entourée de chimistes et a établi un partenariat avec des chercheurs de l’UQAC, notamment grâce à une expertise en cosmétologie. Une association plutôt rare dans le domaine de la chasse.
Le chasse-odeurs a notamment contribué à éveiller cet intérêt. Conçu pour détruire les odeurs plutôt que simplement les masquer, il a trouvé des usages auxquels ses créateurs n’avaient pas pensé : odeur de moufette, gants de hockey et autres odeurs tenaces. Son efficacité ouvre maintenant la porte à l’étude d’autres applications.
« L’amélioration continue et le développement de nos produits, c’est vraiment devenu une passion pour nous », souligne Sally-Eve.
La qualité avant tout
Cette recherche passe aussi par les huiles essentielles. Prédateur Canada travaille avec Enrico Lavoie, de Girardville, pour obtenir des huiles de haute qualité soumises à des tests, même si elles coûtent plus cher à produire.
« Le nerf de la guerre, c’est la qualité des huiles. On ne lésine sur la qualité d’aucun ingrédient », insiste Carl Vallée.
La confiance du propriétaire envers ses produits est telle que son numéro personnel apparaît sur chaque bouteille. « Ça veut dire la confiance que j’ai en ce qu’on fait. »
Devant l’engouement, Prédateur Canada vise maintenant le reste du Canada. Et les idées ne risquent pas de manquer.
« Carl, c’est la machine à idées. Moi, je suis la machine à tempérer », rigole Sally-Eve.
Une complémentarité qui aura transformé une passion familiale en une entreprise qui, deux automnes plus tard, voit déjà beaucoup plus grand.



