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Nouvelle volière de Nutrinor coopérative

Un hôtel cinq étoiles pour les poules pondeuses à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix

Le 05 novembre 2026 à 10 h 00
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste

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Les poules n’ont rarement été aussi bien traitées que dans le nouveau pondoir de Nutrinor coopérative de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Construites au coût de 5,3 M$, les nouvelles installations répondent aux plus hauts standards du bien-être animal.

Le nouveau pondoir de type volière a été érigé en 2025 sur le même site que la première volière de Nutrinor construite en 2017. À eux deux, les poulaillers peuvent accueillir 57 400 poules, pour une production annuelle de 1 200 000 douzaines d’œufs. Une poule pond généralement un œuf par jour.

Nutrinor possède un troisième pondoir, cette fois de type traditionnel. Il peut quant à lui accueillir jusqu’à 40 000 poules et est aussi situé à Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. À leur plein potentiel, les trois pondoirs peuvent générer jusqu’à 2 100 000 douzaines d’œufs par année.

Bien-être animal

Une volière se distingue notamment d’un pondoir traditionnel par le fait que les poules y sont en liberté plutôt qu’en cage.  Dans une volière, les nids de ponte sont intégrés directement dans une structure multiniveaux à l’intérieur de laquelle les poules peuvent se déplacer et voler librement entre les différents paliers.

Selon Chantale Bélanger, vice-présidente agriculture chez Nutrinor, ce type d’infrastructure offre une meilleure qualité de vie aux animaux sans compromis pour le rendement. « Je dirais que les poules pondent même un peu plus. En ce moment, 98 % de nos poules pondent au moins une fois par jour, ce qui est excellent. »

François Lemay, gestionnaire de pondoirs pour Nutrinor, dit également constater une différence dans le comportement des oiseaux. « Les poules aiment pondre dans un endroit intime, ce qu’elles peuvent maintenant faire, et elles le font. On voit aussi qu’elles sont contentes de pouvoir se rouler dans leur litière et voler comme elles veulent. »

Chantale Bélanger précise que le choix d’une volière au lieu d’un pondoir conventionnel découle directement du rehaussement des normes liées au bien-être animal. Nutrinor aurait toutefois pu choisir de construire un pondoir avec des cages de 80 individus, mais a opté pour « le @Ri:top@Ri de ce qui se faisait dans l’industrie ».

Au Canada, les poules pondeuses pourront être gardées dans des cages conventionnelles jusqu'au 1er juillet 2036.

Automatisation

Dans un autre ordre d’idées, considérant son envergure et les milliers de poules qui s’y trouvent, il peut sembler surprenant que seulement une ou deux personnes travaillent quotidiennement dans la nouvelle volière. C’est qu’elle est dotée d’équipements automatisés à la fine pointe de la technologie.

Par exemple, la volière intègre des tapis de collecte qui acheminent les œufs du poulailler vers une table de tri externe sans intervention humaine. Les installations sont même équipées d’un système d’éclairage automatisé qui simule le lever et le coucher du soleil et régule la luminosité du matin au soir. L’accès aux nids est quant à lui contrôlé par des grilles amovibles, qui s’ouvrent et se ferment automatiquement selon l’heure de la journée.

La nouvelle volière comprend également un système de ventilation de même qu’un mur réfrigérant spécialement conçus pour maintenir en tout temps une température optimale pour le confort des poules.

François Lemay indique que le raffinement des équipements se reflète dans la qualité des récoltes. Dans la nouvelle volière, à peine quatre ou cinq œufs par jour sont retrouvés cassés ou sont pondus au mauvais endroit, c’est-à-dire ailleurs que dans les nids. Dans la volière construite en 2017, dotée d’équipements légèrement moins raffinés, les pertes et les pontes au mauvais endroit avoisinent plutôt la soixantaine d’œufs par jour.

Augmentation de la demande

Outre le rehaussement des normes du bien-être animal, la construction de la nouvelle volière résulte d’une augmentation de la demande en œufs au Québec. Les quotas de Nutrinor ont été ajustés conséquemment en vertu du mécanisme de la gestion de l’offre.

Chantale Bélanger entrevoit que la demande poursuivra sa croissance au cours des prochaines années. En ce sens, la nouvelle volière a été construite de sorte qu’elle puisse facilement être agrandie. « On pourrait construire une nouvelle section pouvant accueillir 32 000 poules supplémentaires. On pourrait doubler la capacité sans être obligés d’ajouter tous les équipements. »

Le secteur « agriculture » de Nutrinor représente environ 24 % du volume d’affaires annuel de la coopérative. À peu près le tiers de ce pourcentage provient de la production avicole.

Les œufs de Nutrinor sont distribués partout au Québec sous la bannière Nutri.

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