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Richard Henry Bain reconnu coupable de meurtre non prémédité

Le 23 août 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 23 août 2016
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MONTRÉAL — Richard Henry Bain, accusé d’avoir commis l’attentat au Métropolis en septembre 2012, a été reconnu par le jury coupable de meurtre non prémédité.

À la fin de leur 11e jour de délibérations, mardi, les jurés ont donc rejeté la thèse de la défense, qui demandait que Bain soit reconnu non criminellement responsable pour cause de trouble mental. Les jurés ont par contre opté pour l’accusation réduite de meurtre non prémédité, alors que Bain était accusé de meurtre prémédité, l’accusation la plus grave.

Le jury a par ailleurs reconnu Bain coupable aux trois chefs de tentatives de meurtre.

Richard Henry Bain, âgé de 65 ans, était accusé de meurtre prémédité et de trois tentatives de meurtre relativement à l’attentat perpétré au soir de la victoire électorale des péquistes de Pauline Marois le 4 septembre 2012.

Le technicien de scène Denis Blanchette avait perdu la vie et son collègue Dave Courage avait subi de graves blessures après avoir été atteints par le même projectile à l’extérieur de la salle de spectacles montréalaise. Les Québécois avaient vu en direct à la télévision leur nouvelle première ministre littéralement emportée par ses gardes du corps pendant son discours de la victoire.

Pendant plus de 30 jours d’audiences, la défense a tenté de convaincre les jurés que M. Bain ne pouvait être tenu criminellement responsable de ses actes, en raison de problèmes de santé mentale. La psychiatre appelée à la barre plusieurs jours par la défense a soutenu que l’accusé traversait vraisemblablement ce jour?là une crise psychotique provoquée par un trouble bipolaire non diagnostiqué et une surdose d’antidépresseur.

La Couronne, quant à elle, a tenté de démontrer que M. Bain était au contraire sain d’esprit et qu’il avait prémédité l’attentat parce qu’il détestait les souverainistes. Le psychiatre appelé par la Couronne a notamment contredit la thèse de trouble mental avancée par la défense.

Par ailleurs, l’accusé a entre autres soutenu qu’il avait pris plusieurs comprimés de l’antidépresseur Cymbalta en début de soirée le 4 septembre. Or, à la toute fin du procès, une toxicologue judiciaire est venue dire aux jurés qu’aucune trace de Cymbalta n’avait été décelée dans l’organisme de l’accusé au lendemain de l’attentat meurtrier.

La Presse Canadienne

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