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Le milieu communautaire manifeste pour un meilleur financement

Yohann Harvey Simard
Le 20 février 2023 — Modifié à 15 h 18 min le 20 février 2023
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Une manifestation s’est déroulée dans les rues d’Alma aujourd’hui afin de revendiquer un meilleur financement des organismes communautaires.

Parmi les manifestants se trouvaient les représentants d’une dizaine d’organismes communautaires de la région, qui souhaitaient lancer un message clair au gouvernement.

« Nous sommes oubliés et sous-financés depuis trop longtemps », déplore Véronique Bouchard, co-porte-parole du Comité mobilisation à l’origine de la manifestation.

Actuellement, outre les subventions récurrentes leur permettant de remplir leur mission de base, les organismes communautaires dépendent des demandes de financement par projet, ce qui les maintient en permanence sur la corde raide. Le milieu communautaire demande ainsi au gouvernement de revoir son mode de financement.

« Nous ne voulons plus avoir du financement par projet, et avoir des subventions par mission globale pour nous permettre de garder notre autonomie et de mieux répondre aux besoins de chaque personne. » « Arrêter de nous garder en situation de précarité, on veut une subvention de base qui comble les services de base qu’on donne », renchérit la directrice du Café communautaire L’Accès, Manon Girard.

Le budget du gouvernement caquiste 2022-2023 prévoit des investissements additionnels de près de 2,2 milliards de dollars sur cinq pour les organismes communautaires. Trop peu, trop tard, estime cependant Hugues Boily-Maltais, co-porte-parole du Comité mobilisation.

« Actuellement, ce qui est prévu, c’est à peine 10% de nos revendications de rehaussement qui seront dans le prochain budget. »

La manifestation comportait un arrêt au bureau du député de Lac-Saint-Jean, Éric Girard, à qui l’on a remis un recueil détaillé des revendications.

Retenir l’expertise

Pour les organismes communautaires, l’obtention d’un meilleur financement s’impose afin d’assurer la rétention d’employés qualifiés.

« Nous avons les mêmes formations et les mêmes expertises que ce que l’on peut retrouver au CIUSSS. Nous faisons souvent partie des services sociaux financés par les Ministères, mais nous n’avons pas le financement nécessaire pour donner une juste rémunération aux employés », fait valoir Véronique Bouchard.

À défaut de pouvoir offrir des conditions de travail compétitives, cette dernière explique que les organismes communautaires perdent régulièrement des employés au profit du système de santé public. De plus, plusieurs organismes doivent réduire leurs heures d’ouverture par manque de ressources.

Or, prévient Manon Girard, « si le communautaire tombe, le Québec tombe ». Elle déplore que « le communautaire soit l’enfant pauvre des enfants pauvres. Aujourd’hui, tout le monde reconnaît l’expertise et la nécessité du communautaire, maintenant, il faut que ça se paye. »

 

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