Chroniques

Temps de lecture : 2 min 33 s

Christine Basque: La résiliente

Le 19 septembre 2024 — Modifié à 10 h 30 min
Par Roger Lemay

La coquette maison du quartier Arvida est fonctionnelle, accueillante, décorée avec goût. Intérieur soigné. Tout y est bien à sa place. Christine Basque a aussi accroché aux murs des toiles peintes de sa main, dont plusieurs fortement inspirées par le style de Corno, la mondialement connue artiste saguenéenne. Un petit cocon qui respire la sérénité, si chèrement gagnée pour celle qui aspire aujourd’hui à diriger la ville de Saguenay. 

Car Christine Basque revient de loin. Elle ne l’a pas eu facile. Elle s’est retrouvée en famille d’accueil à l’âge de seulement 14 mois. Après de tels traumatismes, il n’y a que deux façons de réagir. Plusieurs développent des troubles de la personnalité et tombent dans les excès et les dépressions chroniques. 

L’Arvidienne a plutôt développé un très fort réflexe de survie, une résilience. « Je me suis arrangé pour que cette expérience soit constructive. Ça développé une force de caractère chez moi » me confie celle qui se dit aujourd’hui prête à combattre dans l’arène politique. C’est aussi pour cette raison que les « haters » sur le Net ne lui font pas peur, ni la confrontation. « Ça inquiète pas mal plus ma famille que moi », dévoile la mère de 5 grandes filles, et qui est depuis peu grand-mère.

Si Christine Basque s’est forgé une solide carapace, il n’y parait rien au premier abord. Elle répond avec candeur et une certaine naïveté aux questions de l’intervieweur, posément, souriante. Pas étonnant qu’on établisse depuis le début un parallèle entre Christine Basque et Josée Néron. Le même bleu des yeux, la même blondeur, même élégance, la même approche de collégialité. Même parti politique, l’Équipe du Renouveau Démocratique. Des sœurs cosmiques ? 

La candidate à la chefferie de l’ERD n’a aucune expérience politique, mais dévore ces jours-ci du matériel pouvant lui en apprendre davantage sur l’administration publique et l’urbanisme. Et surtout elle tient à assister en personne aux séances du conseil municipal plutôt que de les visionner à la télé.  « Le comportement non verbal parle beaucoup, et malheureusement, ce que je perçois autour de la table du conseil, c’est ce que tout le monde voit, de la division, de l’affrontement ». À aucun moment toutefois elle ne tombera dans les invectives envers l’actuelle mairesse Julie Dufour.  

« Il faut beaucoup de courage pour se présenter à un poste comme la mairie de Saguenay. Je le constate. C’est impossible que quelqu’un s’y engage sans avoir, au départ, de bonnes intentions. Carrément impossible ». 

Inutile d’insister sur ses intentions précises. Christine Basque est actuellement en mode observation. La Zone portuaire, le nouvel aréna, le rôle de Promotion Saguenay, le logement abordable, la dette, tout se retrouvera dans le nouveau programme de l’ERD, si tant est qu’elle remporte la chefferie.

La candidate Basque a dirigé jusqu’à récemment l’événement Saguenay en Neige. Dans une autre vie, elle a œuvré dans le domaine de la coiffure, assez ferrée pour l’enseigner dans les meilleures écoles, une profession qui l’amènera en Europe et aussi à être recrutée par l’un des salons montréalais les plus réputés. Fait amusant, elle coiffait à l’époque plusieurs joueurs des Canadiens; Vincent Damphousse, Jean-Jacques Daigneault, Denis Savard. 

Elle s’est assez liée d’amitié avec Patrick Roy pour que celui-ci lui prête son condo de Palm Beach. Mais là s’arrêtent les mondanités pour celle qui se qualifie de simple, de transparente, d’intègre et de courageuse, celle qui souhaite d’abord et avant tout travailler en équipe, celle qui se plait à croire qu’elle possède un fort ressenti pour les gens et les choses. 

« C’est difficile à expliquer, mais pour la politique municipale, la mairie, j’ai comme un appel. J’ai le profond sentiment qu’à ce moment précis de ma vie, ma place est là »…

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