Brûlage du printemps: pas de feu… sans permis !

Brûlage du printemps: pas de feu… sans permis !

Un simple feu d'herbe peut facilement devenir incontrôlable avec le vent et le temps sec du printemps.

Crédit photo : TRIUM MÉDIAS - France Paradis

Sur l’ensemble du territoire de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, la fièvre du printemps a déjà commencé à se traduire par l’apparition de feux de brûlage sur le territoire. Que les gens se le disent bien, il faut OBLIGATOIREMENT un permis émis par les Régies intermunicipales en sécurité incendie des secteurs Nord et Sud ou de Ville d’Alma pour réaliser un tel brûlage qui vise d’ailleurs exclusivement les vieilles branches.

D’ailleurs, les autorités limitent l’émission de permis de brûlage au printemps. Ils invitent plutôt les gens à utiliser les écocentres pour se départir des matières comme les branches, feuilles ou herbe.

« Même si la neige vient tout juste de disparaître au sol, en mai, le danger d’incendie est accru car beaucoup de petits combustibles sont présents sur les terrains dégagés. De plus, comme le processus de verdure des sols n’est pas encore complété, les sols secs favorisent la propagation du feu », rappelle Jacky Piquette, chef des opérations (prévention) au Service de prévention des incendies de Ville d’Alma.

Jacky Piquette, chef des opérations (prévention), rappelle que le permis de brûlage est obligatoire.

Abattis

Dans les trois Régies, soit Centre, Sud et Nord, c’est la même réglementation qui s’applique sur l’ensemble des municipalités du territoire. Le permis de brûlage est émis uniquement pour des abattis, soit des branches ou un arbre que l’on a coupés sur son terrain.

Le propriétaire doit alors faire une demande. Un représentant du service des incendies se rendra sur place, évaluera la situation et pourra alors émettre un permis de brûlage en imposant des conditions très strictes quant à la façon de faire et les heures où la chose est permise.

Le permis de brûlage émis est valide en effet pour la journée seulement et le brûlage doit se dérouler avant 18 h, au plus tard.

« Pour nous, c’est important de savoir ce qui se passe sur le territoire. Si on nous appelle pour de la fumée dans tel secteur, on vérifie s’il y a un permis de brûlage d’émis dans le secteur donné et on évite ainsi un déplacement inutile », rappelle Jacky Piquette.

La chose est importante car une sortie sur une alerte incendie confirmée commande les services de deux casernes, 10 pompiers et un officier, ce qui représente une dépense de quelque 1800 $ au minimum.

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