Culture

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Sophie troque sa « psy » pour un blogue

Le 29 juillet 2014 — Modifié à 00 h 00 min le 29 juillet 2014
Par Karine Desrosiers

Assis à la table de cuisine, après seulement quelques minutes en sa présence, on réalise tout de suite qu'elle est intensive, excessive, intuitive, incisive, drôle, humaine et parfois sarcastique. Sophie Maltais est tout ça à la fois mais elle est surtout consciente qu'elle se fait du bien à elle-même tout en faisant peut-être du bien à ceux et celles qui la lisent.

Sophie Maltais a récemment pris une décision qui a changé sa vie: elle a troqué sa « psy » par la rédaction d'un blogue. Au moment de lire ces lignes, plus de 2000 personnes sont allées jeter un coup d'œil sur le site « Les Malheurs de Sophie et mes p'tis Bonheurs ».

Sophie Maltais, pour mieux la situer, est une spécialiste en organisation d'événements. Notamment, elle est à l'origine de la Féerie de l'Île dans le secteur St-Cœur-de-Marie où elle réside.

Elle travaille aujourd'hui dans une entreprise de location de machinerie lourde comme préposée à la paye. Auparavant, elle a travaillé comme coordonnatrice au centre-ville d'Alma, comme étalagiste et dans une maison de jeunes.

Créative et organisatrice dans l'âme, elle avait besoin d'un moyen pour évacuer ce trop-plein d'énergie et d'idées.

« Fallait que je trouve quelque chose capable de faire marcher ma créativité, d'où l'idée du blogue », résume Sophie.

Sur la page d'accueil de son blogue, on retrouve cette citation qui en dit long: « Je me suis souvent fait dire que je devrais écrire... Mais la décision c'est vraiment prise quand ma psy ( à 90$ de l'heure ) m'a avoué attendre avec impatience nos rencontres parce que je la divertissais!!!!! Je me suis alors questionné si ça valait vraiment la peine de poursuivre notre relation.... la réponse est clair... je vais essayer de divertir pour moins cher! Alors me voilà avec mes hauts et mes bas.... »

« Effectivement, c'est véridique. Quand je suis arrivé chez ma psy et qu'elle m'a dit qu'elle avait tellement hâte que j'arrive. Je lui ai demandé pourquoi ? Tu fais ma journée. Voyons donc que je lui ai dit, c'est supposé être le contraire, ça ne marche pas », raconte Sophie Maltais qui termine chaque réponse par un petit rire communicatif qui éclaire son visage.

On lui a souvent rapporté que quand elle écrivait ses petits commentaires sur Facebook, ça intéressait les gens.

« Tu devrais écrire toutes les histoires qui t'arrivent, ça ne se peut presque pas que tout ça arrive à une même personne. J'ai eu beaucoup de pression de la part de mes amis », ajoute-t-elle.

Elle ne veut pas que ce travail devienne quelque chose de quotidien. Sophie vise mettre en ligne une histoire par semaine. Quand elle a un flash, elle l'écrit dans un cahier, même cahier qui lui sert d'ailleurs pour la rédaction du canevas de base de son texte de la semaine. Puis, elle le fignole sur l'ordinateur jusqu'à ce que la version soit satisfaisante à ses yeux pour publication.

« Mon blogue, c'est un mélange de créativité et de défoulement. Créativité car je dois laisser place à mon imagination et je vais aller piger dans mes histoires qui se sont passées dans ma vie. Et oui aussi, c'est un moment de défoulement parce que quand les gens te passent des commentaires, ça désamorce des situations » d'ajouter Sophie.

Tout l'inspire, des expériences personnelles aux différents événements de la vie. Les sujets d'écriture sont donc nombreux, mais elle ne veut être ni moraliste, ni directive.

« Pour raconter une histoire, faut qu'il y ait une ambiance, que je sois dedans, c'est ainsi que je vais fonctionner avec un truc de psy: écrivez ce que vous vivez », de conclure Sophie Maltais.

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