Lundi, 15 juillet 2024

Faits divers

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Jean-Marc Campion aurait avoué sa culpabilité aux enquêteurs

Le 14 janvier 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 14 janvier 2016
Par Karine Desrosiers

ATTOUCHEMENT.Le troisième jour du procès de Jean-Marc Campion s’est déroulé hier avec le contre-interrogatoire de l’accusé.

La couronne, représentée par Me Julie Lajoie, souhaitait éclaircir les propos que M. Campion, accusé d'attouchements sexuels, aurait tenus aux enquêteurs lors de son interrogatoire du 4 mars 2015.

Lors de l’interrogatoire, d'environ deux heures, l’accusé aurait mentionné à une personne avoir dit aux policiers ce qu'ils souhaitaient entendre en affirmant sa culpabilité.

Jean-Marc Campion a mentionné au juge Pierre Lortie avoir dit être coupable afin de ne pas se prendre un avocat faute de moyens financiers. Dans les notes de l’interrogatoire, celui-ci mentionne : « J’aurais dû dire ça dès le début, combien de temps ça dure un dossier criminel ».

Durant le contre-interrogatoire, Jean-Marc Campion a souligné avoir dit ça afin de ne pas passer la journée au poste de la SQ, afin de poursuivre l’un de ses engagements professionnels.

Après cette affirmation, Me Lajoie a mentionné : « Vous n’avez pas peur de passer pour un pédophile pour sauver de l’argent et gagner du temps? »

Quelques heures après l’interrogatoire des policiers de la SQ, Jean-Marc Campion a réalisé la gravité de la situation et de la gaffe monumentale qu’il venait en commettre.

« Il n’y a rien de pire que d’être accusé. C’est un cauchemar. Les révélations faites aux enquêteurs sont une erreur monumentale. Les allégations sont ridicules et fausses », mentionne-t-il au juge.

Crédibilité de la présumée victime

La procureure a tenté à quelques reprises à faire commenté l’accusé sur les allégations de la présumée victime quant aux gestes. Celui-ci a mentionné que la jeune fille était suffisamment intelligente et avait des discours assez posés pour inventer des histoires. L'avocat de la défense s’est opposée à plusieurs points soulignant que l’accusé, à titre de témoin, ne pouvant affirmer que la présumée victime avait menti, ni de savoir qui aurait pu influencer la présumée victime.

Les procédures reprendront le 29 avril pour les représentations à l’étape du verdict. D’ici là, Jean-Marc Campion conserve sa liberté sous certaines conditions déjà déterminées au début des procédures.

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