Après le décès d’une jeune femme de 23 ans à Saint-Ludger-de-Milot, le 30 octobre 2025, le coroner Daniel Riverin recommande à l’Ordre des pharmaciens du Québec et à Santé Québec de mieux renseigner les proches de personnes à risque de surdose sur l’administration de la naloxone.
Selon le Quotidien, la naloxone est un produit permettant de renverser les effets d’une surdose par opioïdes lorsqu’une personne consommatrice se retrouve à avoir des difficultés respiratoires. Elle est souvent administré par un tier, car la victime en surdose est incapable de prendre l’antidote par elle-même.
Dans son rapport, le coroner Riverin recommande que l’Ordre des pharmaciens du Québec veille à ce que ses membres pharmaciens offrent un enseignement complet sur l’utilisation de la naloxone à l’entourage ou aux proches de toute personne à risque de surdose, en présence du consentement de l’usager.
Une seconde recommandation a été lancée à Santé Québec, celle-ci demande à l’organisation gouvernementale d’évaluer la possibilité que les intervenants des organismes communautaires du Québec qui distribuent de la naloxone offrent un enseignement complet sur l’utilisation de ce médicament à l’entourage ou aux proches de toute personne à risque de surdose, également en présence du consentement de l’usager.
Dans le cas de la jeune femme, le coroner souligne qu'elle souffrait de maux physiques et psychologiques et que la prescription d’opioïdes était la seule chose qui permettait de soulager la victime. Celle-ci aurait communiqué à ses proches de lui donner de la naloxone si elle arrêtait de respirer, une manœuvre que sa famille ne connaissait pas. Selon le coroner, une dose intranasale de naloxone aurait pu sauver la dame lorsqu’elle ronflait peu avant son décès. Toutefois, ses proches n’ont pas reconnu les signes d’une surdose, car elle respirait toujours.
Le coroner conclut en indiquant que même si la jeune femme ne souhaitait pas être orientée vers une maison de thérapie pour une désintoxication et qu’elle hésitait à autoriser le partage d’informations confidentielles entre les différents professionnels de la santé, il demeure qu’une concertation entre ces intervenants aurait pu être utile.