Les gens sont de plus en plus écocentriques !

Les gens sont de plus en plus écocentriques !

Crédit photo : TRIUM MÉDIAS - France Paradis

Les huit écocentres de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean demeurent un service phare, incontournable lorsqu’il est question de détournement de la matière. En 2017, les visites ont encore une fois, pour une huitième année consécutive, augmenté, passant à 164 901 par rapport à 156 148 en 2016, une augmentation de 8753 entrées. Ces visiteurs y ont déposé plus de 27 000 tonnes de matériel dont 86 % a fait l’objet de valorisation.

Juste à titre de comparaison, en 2016, on parlait de 22 695 tonnes de matériel récupéré et un taux de valorisation de 84 %.

La RMR est propriétaire exploitant de 15 sites. Parmi ses infrastructures, on trouve notamment le lieu d’enfouissement technique d’Hébertville-Station, trois centres de transfert (Alma, Roberval et Dolbeau- Mistassini), un centre de tri à Roberval et un site de traitement des boues usées à Dolbeau-Mistassini.

La RMR opère également huit écocentres: Alma, Dolbeau-Mistassini, Hébertville, Normandin, Roberval, Saint-Félicien, Saint-François-de-Sales et Saint-Ludger-de-Milot.

 

Nouveaux produits

« À toutes les années, ça augmente. On fait un constat: les gens viennent plus souvent, mais avec de plus petites quantités. Pour l’augmentation du tonnage, on a également de nouvelles matières avec les PSE (polystyrène), les matelas et le gypse où on a créé de nouvelles cases pour accepter ces matériaux », souligne Stéphanie Fortin, responsable des communications.

En plus des matériaux traditionnels que les gens apportent à leur écocentre, l’année 2017 a en effet été complète en ce qui concerne la récupération de la mousse de polystyrène (un petit tonnage de 19,1 tonnes métriques qui prend beaucoup d’espace), la récupération du gypse dans trois écocentres (422 tonnes) ainsi que dans la collecte des matelas avec 4012 unités récupérées.

Dans le cadre d’un projet pilote, six écocentres ont libéré une case pour accueillir les matelas et les conserver en bon état.

Ce projet, en collaboration avec le Groupe Coderr pour le démantèlement, permet de récupérer 95% du matelas. On y récupère des matières telles que le bois, la laine et le métal.

Ces matières sont réutilisées notamment pour la fabrication de bancs.

Récupérer, c’est bien; revendre, c’est encore mieux !

Pour la RMR, l’année 2017 aura été une bonne année financière malgré les incertitudes et les turbulences sur les marchés du recyclage. L’excédent budgétaire est de l’ordre de 543 705 $. C’est sans contredit le modèle unique de gestion de la RMR, soit d’être propriétaire exploitant de ses plans d’opérations, qui permet un meilleur contrôle budgétaire et favorise l’équilibre.

« Avec nos 15 plans d’opération et notre équipe de 85 employés, notre organisation est entièrement dédiée à l’exécution du plan de gestion des matières résiduelles et à sa réussite. Cette année, malgré une crise dans le monde du recyclage, la RMR a bien su tirer son épingle du jeu. En effet, notre modèle de gestion (propriétaire/exploitant) aura permis à nos équipes de redoubler d’efforts et de bâtir des liens de confiance solides avec nos acheteurs », souligne Guy Ouellet, directeur général de la RMR.

Des matières payantes

La RMR fait non seulement la récupération, elle tire une grande partie de ses revenus de la revente des produits récupérés.

Les écocentres avec ses 27 000 tonnes de matière amassé et son taux de valorisation de 86 % et le Centre de tri de Roberval  avec ses 11 833 tonnes de matières amassées et un taux de 88 % de valorisation, participent largement aux revenus.,

En fait, pour 2017, les revenus ont connu une hausse totale de 7,6 %. Les variations se retrouvent aux postes du recyclage, des écocentres et de l’enfouissement.

Du côté de la récupération, la variation du prix pour le carton (augmentation de 26 $ la tonne) combiné à la qualité du tri aura permis à la RMR de soutenir ses opérations et d’écouler les matières sur les marchés nationaux.

Du côté des écocentres, la plus grande variation est justifiée par la vente des métaux ferreux dont le prix est passé à une moyenne réelle de 107 $ la tonne.

Finalement, les revenus concernant l’enfouissement ont aussi connu une hausse pour deux raisons principales. D’abord le tonnage des industries, commerces et institutions du Lac-Saint-Jean a augmenté d’environ 2200 tonnes.

D’autre part, l’arrivée de 3341 tonnes supplémentaires en provenance du Saguenay a fait augmenter les revenus de l’enfouissement.

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