Le Dolmissois Harold Veilleux revient enchanté et satisfait de son séjour à Reno au Nevada, où il a terminé deuxième au Championnat mondial de dynamophilie (IPF World Masters Powerlifting 2026).
Petit rappel aux profanes, la dynamophilie (powerlifting) est un sport de force qui consiste à soulever la charge la plus lourde possible lors de trois mouvements de base, la flexion sur jambes (Squat), le développé-couché (Bench press) et le soulevé de terre (Deadlift).
À 62 ans, Harold Veilleux a apprécié la bataille livrée entre lui et son principal adversaire, l’Américain Wilson Martinez, d’un an son cadet, et dont il aurait pu avoir l’avantage si ce n’est que de petites erreurs techniques que les juges n’ont pas laissé passer.
« Lors de mes deux dernières compétitions internationales, aux panaméricains et en Afrique du Sud, j’ai terminé premier sans avoir beaucoup de compétition. Mais là, quand j’ai vu arriver Martinez, j’ai su que ça allait être une grosse lutte. J’ai souvent dit que ce que ce sport m’avait le plus appris, c’est que la victoire et la défaite importent peu et que les plus grands plaisirs viennent de la lutte et des combats menés pour dépasser nos capacités physiques et mentales, en dépit des adversités, de l’âge, des blessures et des douleurs. Et c’est ce que je viens de vivre » a expliqué Harold Veilleux en entrevue avec Trium Médias.
L’athlète de 250 livres ajoute qu’il ne s’est d’ailleurs jamais senti déclassé, bien au contraire, n’eut été de ses petites erreurs à certains moments, il aurait pu atteindre les charges qu’il réussit régulièrement dans sa routine d’entraînement, ce qu’il n’a pas été en mesure de compléter, à certains appareils. Par exemple, lors d’une levée, les juges ont décelé un manque de profondeur des genoux, une question de millimètres, quasi imperceptible par l’athlète au moment de l’exécution.
Entraîné par son fils William, Harold Veilleux estime avoir eu suffisant de préparation physique et mentale avant de se rendre au Nevada.
« J’ai une routine de 3 ou 4 séances d’entraînement par semaines que j’ai respectée. J’y ai mis toute ma concentration et mes efforts. Lors de mes exécutions à Reno, j’étais focus, je me sentais bien et je ne pensais à rien d’autre que de bien exécuter mes mouvements ».
Repos et réflexion
Après avoir découvert les charmes de Reno, une ville de casinos comme Las Vegas, et surtout le lac Tahoe, Harold Veilleux est maintenant en période de repos. Il prendra quelques temps également pour réfléchir à son avenir.
« À 62 ans, je me sens encore bien, mais je vais prendre quelques temps pour évaluer la situation. Je ressens une légère douleur à l’épaule mais rien de grave. En fait, depuis une dizaine d’années, j’ai haussé mon poids à 250 livres pour me permettre d’évoluer dans ma catégorie, mais auparavant, j’ai toujours pesé environ 210 livres. Bref, au cours des dernières années, j’ai sacrifié certaines activités, certains sports, pour me permettre de performer au powerlifting. Bref rien n’est décidé pour mon avenir. Il faut que j’évalue tout ça ».
Il faut mentionner aussi que la dynamophilie n’est pas un sport subventionné par Sports Canada. Il s’agit d’un sport de véritables passionnés, qui financent eux-mêmes leurs présences aux compétitions. D’ailleurs avec les médailles ne vient aucune bourse, les athlètes compétitionnent pour le plaisir et l’honneur.
