Actualités

Temps de lecture : 1 min 54 s

Une première halte routière pour camionneurs pourrait voir le jour

Le 09 juillet 2022 — Modifié à 16 h 46 min le 10 juillet 2022
Par Denis Hudon - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Une première halte routière pour camionneurs (truck stop) pourrait voir le jour au Lac-Saint-Jean, d’ici le printemps 2023. Si de tels aménagements pour les transporteurs routiers sont courants aux États-Unis ou en Ontario, notamment, le Québec, lui, fait figure de parent pauvre.

Kim Lavertu de Saint-Félicien promet de mener ce projet, évalué aux environs de 2,5 M$, à bon port. Issue d’une famille de camionneurs et dont le conjoint est aussi chauffeur de camion, Kim Lavertu comprend les difficultés pour les travailleurs en transport de trouver des endroits où s’arrêter pour se reposer, manger ou se laver.

« Je connais bien la problématique. Le camionnage, ça me coule dans les veines. J’accompagne souvent mon chum sur les routes et je n’en reviens toujours pas de voir combien il est compliqué pour les transporteurs routiers de trouver un stationnement sécuritaire et des services appropriés ».

L’idée a cheminé dans la tête de l’entrepreneure de 37 ans pendant la pandémie alors qu’elle a beaucoup voyagé à bord du camion de son conjoint.

La pandémie n’a d’ailleurs pas arrangé les choses. Kim Lavertu rappelle que les fermetures de commerces, les réductions d’heures d’ouverture ou encore la pose de blocs de béton dans certains stationnements sont autant d’obstacles pour les camionneurs qui peinent à trouver des espaces pour s’arrêter. Les chauffeurs ont un livre de bord (log book) et doivent respecter la limite d’heures de conduite, pour leur propre sécurité et celle des autres usagers de la route.

Une question de sécurité

La halte routière pour les transporteurs réglerait tous ces problèmes. Kim Lavertu assure que le dossier est bien enclenché, mais ne peut dire à quel endroit ni quand cette première halte sera une réalité.

« On travaille en partenariat avec la MRC Domaine-du-Roy et Forgescom à Alma. On est en demande de financement. Une pétrolière, que je ne peux identifier pour le moment pour ne pas nuire au dossier, est même prête à s’associer au projet », indique l’initiatrice.

Une halte de ce type prévoit un espace pour stationner les camions, du carburant diesel à la pompe, une machine de lavage à pression pour les camions, une cafétéria pour le déjeuner et le diner et une machine distributrice 24h sur 24 et 7 jours du 7. On pourrait y retrouver aussi une salle de lavage, des toilettes, des douches et un accès aux personnes à mobilité réduite.

Ces haltes pourraient desservir nos seulement les camionneurs, mais tout travailleur, comme les forestiers, de même que bon nombre d’autres usagers de la route.

« Il faut créer des haltes routières pour nos camionneurs. C’est un besoin essentiel et il faut s’en occuper dès maintenant. C’est une question de sécurité. Ce projet me tient à cœur et les défis ne me font pas peur. Ce projet-là, je vais le mener à terme », promet Kim Lavertu.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 13h00

Découvrez les différentes manières de voter à l'élection générale

À moins d’un mois du scrutin provincial du 5 octobre, les électeurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean connaissent déjà la majorité des candidats qui brigueront les suffrages dans les différentes circonscriptions de la région. Plusieurs options s’offrent aux citoyens pour exercer leur droit de vote, dont certaines demeurent peu connues. Si le vote le ...

Publié hier à 10h00

Sondage Léger : l’avance péquiste se maintient

La tendance observée depuis juin se maintient dans les intentions de vote au Québec, alors que le Parti québécois continue de trôner en tête, avec un écart serré dans les trois premières positions. Un sondage Léger, réalisé pour le compte de TVA Nouvelles et dévoilé mardi, révèle que les troupes de Paul St-Pierre Plamondon récoltent 29 %, ...

Publié hier à 9h00

Vincent Morin nommé président du conseil d’administration

Centraide Saguenay–Lac-Saint-Jean a annoncé la nomination de Vincent Morin à la présidence de son conseil d’administration. Il succède donc à Mélissa Bergeron qui termine son mandat. Le nouveau président est professeur au Département des sciences économiques et administratives de l’UQAC. Il était déjà engagé auprès de Centraide ...