Trois ans après avoir lancé La Halte Bellevue à Saint-Henri-de-Taillon, Tanya Goulet et Pierre-Luc Prescott veulent poursuivre son développement. Le couple, qui a investi près d’un demi-million de dollars pour construire quatre minichalets de type prêt-à-camper derrière l’église, souhaite en ajouter.
« On aimerait ajouter deux unités d’hébergement prochainement. On a de la capacité avec le terrain », explique Tanya Goulet.
Le couple réfléchit également à une offre d’hébergement différente. Des dômes vitrés pourraient notamment faire leur apparition sur le site, permettant aux visiteurs de dormir sous les étoiles.
« On regarde ça au niveau des permis. Ce seraient des dômes ronds vitrés qui permettraient d’observer le ciel la nuit. Ce serait une autre expérience », indique Pierre-Luc Prescott. Des arbres devraient également être plantés afin de préserver l’intimité des futurs occupants.
Le couple aimerait aussi ajouter un sauna, particulièrement pour attirer une clientèle durant la saison hivernale.
Une saison estivale presque complète
Pour le moment, c’est durant l’été que La Halte Bellevue affiche presque complet. De juin à août, le taux d’occupation atteint environ 90 %, selon Tanya Goulet.
« Les gens sont satisfaits. La réponse est bonne. », souligne-t-elle.
Les quatre minichalets sont entièrement équipés afin de permettre aux visiteurs d’être autonomes. Literie, serviettes, cuisinette, réfrigérateur et BBQ sont notamment fournis. Chaque unité peut accueillir jusqu’à six personnes, même si elle est principalement conçue pour quatre.
Les familles représentent une bonne partie de la clientèle. Il arrive aussi que deux couples ou deux familles qui se connaissent réservent deux unités voisines.
Le site bénéficie par ailleurs d’une vue magnifique sur le lac Saint-Jean, la marina et se trouve à proximité de la Véloroute des Bleuets et des sentiers de motoneige.
Un service personnalisé
Au-delà des installations, le couple mise sur un service personnalisé pour se démarquer. Tanya Goulet va même jusqu’à faire de petites commissions pour certains clients.
« Je vais faire une petite épicerie pour nos clients qui le demandent. C’est personnalisé, selon ce qu’ils veulent. Ils me font une liste, je vais acheter du lait et d’autres choses que je laisse dans leur frigo », raconte-t-elle. Le service est particulièrement apprécié des cyclistes, qui peuvent ainsi arriver avec moins de bagages.
La clientèle provient autant de la région que de l’extérieur du Québec selon le couple. Des touristes français et allemands ont notamment séjourné sur place cet été, en plus de motoneigistes américains l’hiver dernier.
« Ça commence à bien marcher parce qu’on a beaucoup de clients réguliers qui reviennent chaque été », affirme Pierre-Luc Prescott.
Un défi pour la saison hivernale
Si l’été répond aux attentes, la saison de motoneige a toutefois été moins satisfaisante. Le couple s’attendait à en accueillir davantage.
La piste passe pourtant à proximité du complexe. Les propriétaires souhaitent donc améliorer leur visibilité auprès de cette clientèle, notamment en installant de nouvelles pancartes et en travaillant davantage leur présence touristique.
« On est sur les cartes, mais on pourrait investir plus », termine Tanya Goulet.