Actualités

Temps de lecture : 1 min 45 s

« As-tu le droit ? »

Semaine de la prévention de la violence et de l’intimidation à l’école

Émile Boudreau
Le 23 mars 2026 — Modifié à 09 h 58 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

La deuxième Semaine de la prévention de la violence et de l’intimidation à l’école se déroule du 23 au 27 mars partout au Québec, sous le thème « As-tu le droit ?».

Cette initiative du ministère de l’Éducation vise à sensibiliser les élèves aux comportements inacceptables en milieu scolaire et aux conséquences qui peuvent en découler.

« Quand on vit en société, il y a des règles, des limites. L'école ne peut pas devenir un endroit où tout est permis sous prétexte qu'on est en apprentissage. On doit revenir à la base, expliquer aux jeunes en quoi consiste la loi et leur rappeler qu'elle s'applique à tout le monde, même à l'école », a déclaré la ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, qui considère que cette nouvelle édition est l’occasion d’engager un dialogue avec les jeunes.

Afin de soutenir les établissements scolaires, plusieurs outils ont été envoyés au réseau de l’éducation. Ceux-ci permettront aux enseignants d’aborder avec leurs élèves les notions de limites à ne pas franchir et les conséquences associées aux comportements répréhensibles. La violence et l’intimidation entre élèves, envers le personnel scolaire, de même que la cyberintimidation, feront partie des thèmes abordés au cours de la semaine.

Le ministère de l’Éducation a également collaboré avec Éducaloi pour développer un atelier de vulgarisation qui sera mis à la disposition des enseignants partout au Québec. En parallèle, des vidéos produites en collaboration avec la Sûreté du Québec seront diffusées sur les réseaux sociaux afin de renforcer le message de responsabilisation auprès des jeunes.

Une responsabilité qui dépasse l’école

De son côté, la Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ) souligne l’importance d’une mobilisation collective pour prévenir et réduire la violence en milieu scolaire.

« La sécurité et le bienêtre de nos jeunes doivent être un projet collectif. Ensemble, nous pouvons bâtir des milieux d'apprentissage plus sains et plus humains. », a déclaré le président-directeur général de la FCSSQ, Dominique Robert.

Selon la Fédération, les comportements violents observés à l’école prennent souvent racine dans des réalités multiples, qu’elles soient familiales, sociales ou liées à l’environnement numérique. Bien que ces comportements se manifestent fréquemment en milieu scolaire, la FCSSQ insiste sur le fait que l’école ne peut agir seule.

« L'école, à elle seule, ne peut lutter contre la violence. L'engagement de chacune et chacun d'entre nous est essentiel pour réduire la violence et l'intimidation. La violence ne se manifeste pas uniquement à l'école, il s'agit d'une responsabilité partagée. La sensibilisation et la prévention doivent se jouer dans tous les milieux de vie des jeunes. », a ajouté Dominique Robert.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 12h00

Le milieu communautaire réclame des négociations avec le gouvernement

En réaction au budget 2026‑2027 du gouvernement du Québec présenté la semaine dernière, le mouvement « Le communautaire à boutte » et le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ‑ACA) réclament la tenue urgente d’une table de négociation avec le ou la prochaine première ministre. Appuyés par plus de 1 500 organismes d’action ...

Publié à 8h00

Progression des ravageurs forestiers au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean pourrait être davantage touché par les ravageurs forestiers au cours des prochaines années, rapporte Radio-Canada. En cause : les changements climatiques, qui modifient l’aire de répartition de plusieurs espèces d’insectes nuisibles aux forêts québécoises. Une étude révèle que l’augmentation des températures exerce une ...

Publié le 20 mars 2026

Fédération québécoise de l’autisme en grève du 23 mars au 2 avril

La Fédération québécoise de l’autisme (FQA) et les 16 associations régionales en autisme s’apprêtent à donner le coup d’envoi du 42e Mois de l’autisme. Cette année toutefois, le lancement prendra une forme particulière, influencé par le mouvement « Le communautaire, à boutte », qui dénonce le sous-financement du milieu communautaire au Québec. En ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES