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Grève générale illimitée des ingénieurs de l’État

Le 23 juin 2026 — Modifié à 09 h 40 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Après plus de dix-huit mois de négociations infructueuses, les quelque 1 900 ingénieurs du gouvernement du Québec ont déclenché une grève générale illimitée, marquant une nouvelle étape dans ce conflit de travail qui oppose l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) au gouvernement du Québec.

Selon l’APIGQ, les discussions avec le Secrétariat du Conseil du trésor seraient dans l’impasse depuis plusieurs mois. Le syndicat accuse le gouvernement non seulement de refuser de faire avancer les négociations, mais aussi de réclamer des reculs sur des acquis obtenus lors de la dernière convention collective.

« Le gouvernement nous force à aller en grève. Ce conflit est entièrement de sa faute. Nous faisons face à une fermeture totale, à un entêtement incompréhensible et à un véritable acharnement contre les ingénieurs de l'État. », a dénoncé Marc-André Martin, président de l'APIGQ.

Le déclenchement de cette grève survient alors que la saison des chantiers bat son plein à travers la province. Elle intervient également dans un contexte où l’état des infrastructures publiques soulève de plus en plus d’inquiétudes, notamment auprès des municipalités.

« Chaque semaine apporte son lot de nouvelles alarmantes sur nos routes, nos ponts et nos ouvrages publics. Pourtant, le gouvernement refuse toujours de reconnaître l'urgence de la situation. », déclare l'APIGQ par communiqué.

L’organisation syndicale dénonce également l’écart entre les sommes consacrées au recours à des firmes externes et celles allouées aux ressources internes. Selon ses données, le gouvernement verserait plus de 500 millions de dollars par année en honoraires professionnels au secteur privé du génie-conseil. Une situation que le syndicat juge difficilement justifiable.

« La CAQ est prête à payer n'importe quel prix à l'externe, mais refuse d'investir dans ses propres ingénieurs. C'est irresponsable. Pendant que les infrastructures se dégradent, le Conseil du trésor préfère provoquer un conflit plutôt que de régler. », a conclu Marc-André Martin.

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